vendredi 4 avril 2014

"Le Sang des bêtes" de Georges Franju

Le Sang des bêtes est un court métrage de Georges Franju
Ce film de 1949 qui dure 21 minutes est un témoignage poignant sur les abattoirs. L'image est vraiment belle mais... attention ce document est dur, parfois très dur.





Le texte ci-dessous est extrait de l'article Le Sang des bêtes : quand le documentaire absorbe la vie à l’état de traces qui est un chapitre de l'ouvrage Le Court Métrage français de 1945 à 1968 de Dominique Bluher et François Thomas.





"C’était à l’époque un terrain vague très étrange, très pauvre aussi et je suis allé faire le tour des murs des Abattoirs de Vaugirard. Ensuite je suis venu ici, je me suis baladé sur le canal de l’Ourcq, à partir de ce pont jusqu'au moulin de Pantin, j’ai tourné autour des abattoirs et c’est après que je suis entré à l’intérieur. J'ai commencé par l'extérieur. Et quand j’ai compris que ce qui se passait à l'intérieur était en sombre et cruelle harmonie avec le romantisme du paysage environnant, à certains moments de la journée et surtout à certaines saisons, et avec des procédés cinématographiques qui n'existent plus maintenant, c'est à ce moment-là que j'ai décidé de faire Le Sang des bêtes."
Georges Franju dans Tueurs sans haine


Première partie : Ouverture en fondu sur une vue de la ville. Une mention écrite précise : "Aux portes de Paris." Suivent des plans d’un terrain vague où se tient une brocante. Un train traverse l’écran et disparaît dans un fondu enchaîné.
Deuxième partie : L'abattoir de Vaugirard. Les abords puis l’intérieur de ce lieu spécialisé dans l’abattage des chevaux. Présentation des différents outils employés par les tueurs. Abattage puis équarrissage d’un cheval. La section se clôt par un plan représentant les battants de l’album-photo de la famille Macquard qui se referment. Fondu au noir.
Troisième partie : L’abattoir de La Villette. Tout comme la précédente, cette partie débute par des plans d'extérieurs aux abords de ce lieu. Midi sonne au clocher pendant l'abattage d’un bœuf. Après la décapitation en série des veaux, fondu au noir.
Quatrième partie : La criée des abattoirs, introduite par une ouverture à l'iris. Des moutons sont égorgés à la chaîne puis dépiautés. Cette partie se clôt par la fermeture des grilles de l'abattoir juste devant la caméra. Fondu enchaîné.
Cinquième partie : Elle marque un retour aux paysages extérieurs par une succession de plans fixes sur de vastes bâtiments. La nuit tombe. Le film se termine par le passage d’un train qui se rapproche et dont la fumée épaisse et grise envahit progressivement l'écran. 


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