Affichage des articles dont le libellé est MEDIA Livre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est MEDIA Livre. Afficher tous les articles

lundi 20 juillet 2015

Compagnie des Entrepôts et Magasins Généraux de Paris

Des entrepôts à grains de la fin XIXe siècle à la e-économie du début du XXIe siècle, ou l'histoire étonnante d’un patrimoine foncier aux portes de Paris.

Si les Magasins Généraux de Paris vous intéressent et que vous souhaitez en connaître l'aventure, ce livre Histoire d’une entreprise de son temps est fait pour vous. L'auteur, Elisabeth Philipp, connaît bien notre arrondissement, d'abord avec sa thèse de doctorat en histoire qui portait sur les abattoirs de La Villette, puis avec Le guide du Promeneur du 19e arrondissement.
Son dernier opus est un grand format (25x28 cm) de chez Textuel très richement illustré comme vous le voyez avec cette gravure des entrepôts du Pont-de-Flandre en 1877.

©Compagnie EMGP
"Bâtiments à six étages pour le blé et le sucre
directement liés à la voie d'eau et à la voie ferrée."

mardi 23 juin 2015

"Huit quartiers de roture" dont La Villette

Ce livre qui vient de paraître grâce au travail de Jean-Pierre Baril, a pour sous-titre : Petit guide des XIXe et XXe arrondissements de Paris.
Les 8 quartiers populaires parcourus par Henri Calet sont : La Villette, Amérique, Combat, Pont-de-Flandre, Saint-Fargeau, Belleville, Père-Lachaise et Charonne.
Cet ouvrage qui ne manque pas d'intérêt ne compte qu'une soixantaine de pages consacrées au XIXe arrondissement.

Extraits de la présentation de Jean-Pierre Baril
Huit quartiers de roture est donc un ouvrage inédit, victime de quelques mésaventures, qu'Henri Calet tenta maintes fois de publier entre 1950 et 1955. Surpris par les atermoiements d'un éditeur bruxellois, puis consterné par la faillite des éditions Vineta, l'écrivain entreprit l'adaptation radiophonique de son ouvrage en 1952. Par la suite, conforté par le succès de ces émissions, Calet souhaita de nouveau publier Huit quartiers ; mais plusieurs éditeurs refusèrent son manuscrit, auquel il continua de travailler avec la collaboration de Christiane Martin du Gard jusqu'en 1955.

Dans Huit quartiers de roture, Calet nous invite à parcourir les XIXe et XXe arrondissements de la capitale. Un voyage dans le Paris populaire d'autrefois, au lendemain de la guerre, une vingtaine d'années avant la destruction de l'Est parisien, du passage Julien-Lacroix et de la rue Vilin, et de tant d'autres lieux, aujourd'hui disparus, dont il ne reste rien.

dimanche 19 avril 2015

Djerbahood, le livre


Après le site, voici le livre en souscription pour l'aventure Djerbahood
Vous pourrez y retrouver, entre autres, C215, Dan23, Jace, Mosko et Seth.


Des artistes du monde entier se sont retrouvés au cœur de l’île de Djerba… Là, sur les murs d’un village séculaire, ils ont créé le premier musée de street art à ciel ouvert ! Ce livre-objet unique raconte l'aventure extraordinaire de ce projet au rayonnement mondial et propose les témoignages exclusifs ainsi que les œuvres de tous les artistes du projet.


lundi 6 avril 2015

L'Ourcq comme paradis !

Voici les première et dernière phrases de la nouvelle La Péniche aux enfants de Didier Daeninckx extraite de L'Espoir en contrebande – Goncourt de la nouvelle 2012 – pour vous donner envie de découvrir ce livre !

Dès notre première rencontre, j'avais choisi l'Ourcq comme paradis. Aussi loin que je remonte dans les souvenirs heureux, il y a toujours des images d'eau, des feuillages, des chants d'oiseaux. L'odeur du bonheur, c'est un parfum de terre mouillée, de feuilles brassées par les remous de bord de berges, c'est la chair tendre des jeunes herbes que je fais glisser de leur fourreau, entre mes dents.
[...]
Devant moi les écluses libèrent leurs eaux, comme un livre ouvert offre ses mots.

jeudi 25 décembre 2014

C215 illustre "Matin Brun"


Cette publication récente de Matin Brun de Franck Pavloff – édité à ce jour à 2 millions d'exemplaires – a été richement illustrée par C215. Cette nouvelle de 1997 est toujours, ô combien, d'actualité...
"Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d’entre nous ?"

Le catalogue de l'exposition "Douce France" de C215


Critères Éditions a déjà consacré deux ouvrages à C215 dans sa collection Opus Délits, et avec Douce France elle en a aussi deux dans la collection Urbanité. Critères Éditions aime bien C215, ça tombe bien, nous aussi !
Ce livre – qui est plus bien plus qu'un catalogue – est un excellent complément à l'exposition, avec ses 136 pages remplies d'anecdotes. Ainsi vous saurez pourquoi Houellebecq est représenté avec un dentier.



samedi 29 novembre 2014

Les Vidangeurs de minuit

        
Émile Chautard

       
Dessin de Maurice Berdon

Émile Chautard, typographe de son métier, a compilé pendant plus de vingt ans des complaintes populaires qu'il a ensuite publiées sous le titre Goualantes de La Villette et d'ailleurs en 1929 chez Marcel Seheur.
La Villette "grâce" au Dépotoir avait le triste privilège de vidanger les fosses d'aisances des immeubles des quartiers chics de Paris. Le ballet nocturne de ces pompes était très bruyant à cause de leurs roues en métal sur les pavés mais nul ne se plaignait de peur de se faire agresser par les cochers dont le vocabulaire était particulièrement fleuri !
Voici donc la Chanson des Vidangeurs – version de 1876 – avec en introduction la présentation d'Émile Chautard.

Cette chanson, intitulée aussi  Les Vidangeurs de Minuit ou la Pompe à merde, dont les paroles et musique sont de Ch. L., intéressa au plus haut point les vidangeurs du quartier de La Villette qui, au cours des années, modifièrent un peu le texte. Nous donnons ici la version entendue chez un marchand de vin établi ancienne rue d'Allemagne (avenue Jean-Jaurès), où se réunissaient, le dimanche soir, un groupe d'ouvriers de la maison Richer. [La maison Richer, comme Moritz & Cie dont j'ai déjà parlé, étaient des établissements spécialisés dans la vidange des fosses septiques]

Les Vidangeurs de Minuit
Nocturne philosophique

I
Soupe à l'oignon, bouillon démocratique,
Perdreaux truffés du faubourg Saint-Germain,
Vous le savez, la chose est authentique,
Manger le soir et chier le matin.

Refrain
Il ne faut pas que rien n'se perde,
Dans la natur', car tout est bon.
Amis, pressons la pompe à merde,
Le jour paraît à l'horizon...

II
Riches et puissants qui bouchez vos narines,
Quand nous pompons le fruit de vos excès,
Si nous n'allions nettoyer vos latrines,
Que sentiraient vos antiques palais.

III
Humble ouvrier, ta modeste cuisine
Te fait du riche envier les festins...
Console-toi, les produits qu'il rumine
Ne se vendront pas plus cher que les tiens.

IV
Fille de rois, ne fais pas tant la fière,
Tu dois chier parce que Dieu l'a voulu.
Un cul princier comme un cul prolétaire,
À la nature doit payer son tribut.

V
Ô vanité des choses de ce monde,
Rose et jasmin, qu'êtes-vous devenus?
Vous vous flattiez d'embaumer à la ronde.
La merde passe et l'on ne vous sent plus...

VI
Le peuple un jour d'une royauté vaine
Brisa le sceptre et le trône odieux !
Seule ici-bas la merde souveraine
Aura toujours son trône en tous les lieux.

VII
Qu'à la frontière un jour le canon tonne,
Que la patrie un jour soit en danger
On nous verra dans les champs de Bellone,
Mieux que Cambronne, emmerder l'étranger.

samedi 1 novembre 2014

Graffiti général

Après Tour Paris 13, c'est un autre lieu symbolique du street art qui a son livre, Les Magasins Généraux de Pantin, avec Graffiti général. En cliquant vous saurez tout sur ce livre, avec même la possibilité d'en feuilleter de nombreuses pages.

Cet ouvrage est publié par Dominique Carré Éditeur, la rédaction a été confiée à Karim Boukercha et le travail photographique à Yves Marchand et Romain Meffre.

Les fans de dAcRuZ auront, bien sûr, reconnu une de ses œuvres sur la couverture. Les autres cliqueront ici et la réponse apparaîtra accompagnée d'un petit texte explicatif :
Ce portail est un hommage que j'ai rendu à mon père décédé un an plus tôt. Il n'est pas peaufiné comme j’aurais aimé car c'était le dernier week-end où nous avions le droit de peindre sur le bâtiment dans le cadre de L'Été du Canal. D'où la petite phrase "Inachevée comme la vie". Il y avait aussi l'écho avec la mort d'un bâtiment qui va bientôt renaître sous une autre forme...
Les admirateurs de Marko auront repéré, eux, les trois calligraffismes à gauche !
Merci Bastien pour le lien de l'article De Paris à Pantin, le graffiti à vif dans Next

vendredi 12 septembre 2014

Tour Paris 13, le livre !



La Tour dans le 13e, vous vous souvenez ?
Pour ceux que ça intéresse, un livre "mémoire" Tour Paris 13 va être édité. Bon d'accord, le 13e ce n'est pas La Villette mais vous pourrez retrouver des artistes dont on a déjà parlé dans le blog comme AlexÖne, Btoy, C215, Dan23, David Walker, Gilbert, Jérôme Gulon, Jimmy C, Le Cyklop, Marko, Mosko, Seth...

La Galerie Itinerrance, initiatrice du projet, lance une souscription pour cet ouvrage permettant d'économiser 10 euros et de vous le faire livrer gratuitement en novembre lors de sa parution. C'est Noël !

mardi 12 août 2014

La Villette vue par Vincent Brunot


Vincent Brunot est un peintre, illustrateur et cartographe ayant travaillé au début de sa carrière chez Gallimard à la collection Guides. À partir de 1998, devenu artiste indépendant, il a collaboré à de nombreux magazines et ajoute "j'ai pu me consacrer au dessin, au  croquis et à l'aquarelle à travers des paysages, souvent urbains, et des reportages dessinés en illustrant une série de carnets et d'ouvrages".

Pont de Crimée ©Vincent Brunot
Rotonde de La Villette ©Vincent Brunot
Les lecteurs avertis auront bien évidemment remarqué que Vincent Brunot a esquissé sur le pilier de droite la céramique de Jérôme Gulon ! Pour ceux à qui ce détail aurait échappé, une mise à jour gratuite est disponible grâce à un petit clic sur Les mosaïques de Jérôme Gulon à La Villette.

Grande Halle ©Vincent Brunot

vendredi 8 août 2014

Le pigeon se balade à La Villette


Le projet
En 2013, Patrice Rambaud présente son projet L'Œil du pigeon sur KissKissBankBank et 123 KissBankers plus loin... le projet est lancé !

©Patrice Rambaud

Le concept
L'Œil du pigeon dans les arrondissements parisiens, c'est le point de vue sur Paris d'un illustrateur - architecte de formation - sous forme de plus de 700 croquis répartis sur une série de 20 livres, soit 20 arrondissements. À la suite de promenades et de vécu, j'ai pu dessiner les différents quartiers de Paris et les regrouper par thèmes, mêlant anecdotes architecturales et vie quotidienne des quartiers traversés

©Patrice Rambaud

Les livres
Je travaille essentiellement à la ligne claire (noir et blanc) mais rajoute pour chaque tome une touche de couleur sur quelques pages. Chacun des livres, d'un format A6 paysage, comporte 40 pages, dont une carte de repérage des points de vue dessinés. Le reste n'est que dessin. La mise en pages du carnet a été confiée aux soins d'une graphiste, Carole Latour.

©Patrice Rambaud

L'Œil du pigeon dans le 19e arrondissement
Je l'ai acheté et les dessins de ce post en sont extraits. En main, ça ressemble à un carnet de croquis, le papier a été choisi avec soin et l'impression est de qualité.

©Patrice Rambaud

Un croquis origénial !
Vous aimez un dessin... on peut vous le livrer, encadré au format désiré.
Vous aimeriez un dessin de votre quartier... pas de problème Patrice Rambaud vient et croque chez vous !

©Patrice Rambaud

Bon vol à ce pigeon qui n'a pas l'air d'être un ramier !

dimanche 11 mai 2014

La Résistance dans le 19e

Groupe FFI sur le boulevard de La Villette le 22 août 1944
Photo prise par Robert Doisneau
Il y a quelques semaines j'ai acheté La résistance dans le 19e arrondissement de Paris. Pour être honnête c'est parce qu'il était à moitié prix. 
Depuis, je l'ai feuilleté, une fois, deux fois, plusieurs fois, puis j'ai commencé à le lire en diagonale et, pris par le texte... j'ai commencé à le lire vraiment. Et maintenant je voudrais vous en parler. Je ne veux rien prouver, je veux juste parler de ce qui m'a touché.

À une époque où l'individualisme est une priorité et où il est plus important de paraître que d'être, à une époque où l'émigré est montré comme la source de tous nos problèmes, les pages de ce livre viennent remettre en place certaines valeurs paraissant "désuètes" comme par exemple "mourir pour la liberté d'un pays" !

"Mourir pour la France" quand on est "français de souche" comme on dit aujourd'hui, c'est héroïque mais quand un immigré de fraîche date meurt pour la France...

Parmi tous les témoignages, j'ai choisi Léon Goldberg, immigré juif polonais du FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans - Main-d'Oeuvre Immigrée). Léon Goldberg est l'un des 23 de l'affiche rouge qui ont été fusillés le 21 février 1944, 3 jours avant ses 20 ans. J'aurais pu tout aussi bien prendre comme exemple Olga Bancic qui elle, était immigrée roumaine, aussi au FTP-MOI et qui a été décapitée le 10 mai 1944 à Stuttgart.

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.
Dernière strophe du poème de Louis Aragon, L’Affiche rouge

Affiche de propagande éditée par le régime de Vichy et l'occupant allemand
© Musée de la Résistance nationale / Champigny

Lettre à ses parents, déportés.

Chers parents,
Si vous revenez, et je le pense, ne pleurez pas, j'ai fait mon devoir en luttant tant que j'ai pu [...]. J'aurais voulu vous voir une dernière fois et vous tenir dans mes bras. Seulement ce n'est pas possible. Enfin ! Vous aurez encore deux fils qui deviendront des hommes. J'ai combattu pour que vous, Henri, Max, ayez une vie meilleure si vous reveniez et aussi pour qu'ils ne voient pas une autre guerre dans vingt ans. Ils sont jeunes et ils ont l'avenir pour eux.

Je ne sais vraiment plus quoi écrire, il y a tant de choses à dire et je ne voudrais pas écrire.

Chers parents, Henri, Max, chers frères, je vous embrasse de toute mon âme.
Votre fils, Léon Goldberg


Dernière lettre de Léon Goldberg à sa fiancée Ginette

Fresnes, le 21 février 1944
Ma chérie, ma dernière lettre et mon dernier souvenir pour toi, je vais être fusillé à trois heures. Il est 11h30. D'abord je voudrais que tu ne pleures pas et que tu sois très courageuse comme je le suis moi-même, je n'ai pas peur de mourir. Je trouve quand même que c'est un peu trop tôt. Comme cadeau d'anniversaire, c'est réussi n'est-ce pas.

Tu sais depuis samedi ce qui m'attend par les journaux.

Ta photo est devant moi ce matin, comme toujours. Je l'emmène avec moi pour ce long voyage dont personne n'est, je crois, jamais revenu. Console-toi très vite ; nous nous sommes trop peu connus. J'ai fait mon devoir envers tous, je ne regrette rien. Tout ce que je voudrais, c'est que, quelques fois, vous tous, mes amis, pensiez à moi ! Maintenant, j'embrasse tes parents, Fanny, toi-même, ma chérie, ainsi que tous mes amis. Quand mes parents reviendront, tu rendras mes affaires. Enfin, arrangez tout quand tous seront de retour.

Ils ont été forts pour mon cadeau d'anniversaire, tu ne trouves pas ? Je n'écris pas grand-chose, je n'ai pas grand-chose à écrire. Ça vaut mieux, parlons des amis. [...]

Je n'arrête pas de manger en ce moment. Que veux-tu que je te dise, ma chérie. Il faut bien mourir un jour. Je t'ai beaucoup aimée mais il ne faut pas pour cela oublier que la vie continue.

D'ici quelque temps, j'espère que tu te seras fait une raison et que la vie reprendra ses droits.

Enfin, adieu à tous, la vie sera meilleure pour vous, je vous embrasse tous, ta famille et toi Ginette. Je demande pardon à tous ceux des amis que j'oublie.

Ma Ginette, je partirai avec ton nom sur mes lèvres.

Vive la France
Léon

vendredi 21 mars 2014

Maisons de tolérance à La Villette en 1889

Dans Paris impur, Charles Virmaître fait un état des lieux de la prostitution à Paris. Les maisons de tolérance y sont répertoriées, soit 65 employant 686 femmes alors que le XIXe arrondissement en compte 6 avec 70 femmes.

Maisons de tolérance en 1889
4, boulevard Sérurier : 4 femmes.
22, boulevard de La Villette : 14 femmes
164, boulevard de La Villette : 9 femmes
214, boulevard de La Villette : 15 femmes
226, boulevard de La Villette : 17 femmes
236, boulevard de La Villette : 11 femmes

Avant que la banlieue soit annexée à la ville de Paris, les maisons de tolérance étaient plus nombreuses dans les quartiers excentrés que dans l'intérieur de la capitale. Les boulevards de Charonne, Ménilmontant, Belleville, La Villette, la Chapelle, Rochechouart, Montparnasse, Grenelle, la place du Trône, les environs de l'École Militaire et le cours de Vincennes étaient les principaux lieux de perdition !

Diverses expressions servent à désigner les maisons de tolérance. Bordel est le mot ancien composé de bord et eau, parce que, dit Bouchel, dans la Bibliothèque du Droit français, les lieux de débauches furent d'abord situés au bord des fleuves ou des rivières ; les expressions les plus récentes sont district, bousin, magasin de blanc, claquedent, par abréviation claque, gros numéro, et enfin bocart.

vendredi 7 mars 2014

La Villette en 1910

Promenades dans TOUTES les Rues de Paris du marquis de Rochegude sont des livres de découvertes, organisés par arrondissements. Ils renseignent sur "l'origines des rues, les maisons historiques ou curieuses, les anciens et nouveaux hôtels et les enseignes." 
L'opus du 19e arrondissement est paru en 1910 et comprend 36 pages. Il m'avait permis de retrouver les anciens noms de rues pour "mettre en plan" l'annuaire La Villette d'Alfred Lefeuve de 1854. 
La mise en page étant claire, il m'a été assez aisé d'en extraire les données pour les intégrer dans le plan La Villette d'antan. Aux 3 calques existants, j'ai ajouté un calque "Rues" renseignant sur leur historique et un calque "Lieux" signalant une caractéristique à une adresse donnée.
Pour le quartier Ourcq, on apprend ainsi que la rue de la Marne est l'ancienne rue Montpensier, que la rue de l'Ourcq au niveau du canal était la rue Royale et que la rue de la Meurthe était la rue de Chartres. Bref, ça n'a aucune importance, mais ça me fait plaisir de le mettre en ligne pour que vous puissiez en profiter !

Pour voir le plan La Villette d'antan vous avez plusieurs possibilités :
- cliquer sur le plan en haut à droite,
- cliquer sur l'onglet en haut Plan de La Villette
- aller directement sur Google Maps, pour avoir plus d'espace et surtout la possibilité de gérer les calques et la carte de base.


dimanche 23 février 2014

Le Cri du Peuple de Tardi à La Villette

.

J'ai porté Le Cri du Peuple dans mon ventre d'écrivain pendant trois ans. C'est dire assez si ce livre me tient à cœur. [...] Quand Tardi a dessiné, j'ai compris qu'il était revenu le temps des cerises. Et j'ai su que mon texte avait rencontré son Daumier. Je répète avec cet ami-là : vive la Commune !
Extrait de l'introduction de Jean Vautrin

Ci-dessous, extraites du tome 4, les cases dont l'action se déroule à La Villette lors des derniers jours de La Commune.



dimanche 16 février 2014

La Villette en 1854

La Villette d'Alfred Lefeuve est un annuaire paru en 1954, quand La Villette était encore une commune indépendante, son rattachement à Paris se fera 6 ans plus tard, en 1860.
Comme dans tous les annuaires, après un rappel historique, nous trouvons toutes les informations pratiques relatives à la ville mais après, plus surprenant, suit une "Liste des principaux habitants, commerçants, rentiers, etc.",  soit environ 1000 personnes parmi les 28000 habitants que compte La Villette en 1854.
Cette liste est d'autant plus intéressante, qu'en plus du nom, nous avons la ou les professions et l'adresse... Et hop, c'est décidé, j'ajoute un calque au plan La Villette d'antan ! 
Heu oui, après quelques semaines, je peux vous dire que la reconnaissance de caractères est encore améliorable et que Google Maps n'accepte pas n'importe quoi, en particulier les noms de rues qui n'existent plus !
Avec le rattachement à Paris, les rues Montpensier, Royale, Mogador, de Lille, du Havre... ont dû êtres rebaptisées. D'autres sont la réunion de plusieurs rues comme la rue de Crimée ou la rue Riquet. Enfin certaines n'existent plus physiquement comme la rue de Sedan qui fait maintenant partie du Parc de La Villette. Bref beaucoup de clic, clic, clic de clavier pour avoir une base de données présentable !

Pour voir le plan La Villette d'antan vous avez plusieurs possibilités :
- cliquer sur le plan en haut à droite,
- cliquer sur l'onglet en haut Plan de La Villette
- aller directement sur Google Maps, pour avoir plus d'espace et surtout la possibilité de gérer les calques et la carte de base.

Miroshka, ne vois-tu pas un "A" ou plutôt un "V" comme Villette ?
Côté filière professionnelle, le gagnant est le vin [230 personnes], avec des grossistes, des détaillants... Ces derniers étant aussi souvent traiteurs [106] et même aussi logeurs [18] ou même bal [6]. En deuxième position le charbon [52] suivi du bois [43].
Pour les commerces de bouche, des épiciers [41], boulangers [26], bouchers [24], fruitiers [22], etc.
Dans les services, des voituriers [30], des loueurs de voitures [8] donc, pour les chevaux, des grainetiers [16], des marchands de fourrage [3] mais aussi des bourreliers [6], des charrons [17], des corroyeurs [2], etc.
Enfin pour terminer, deux professions insolites, des fabricants d'oignons brûlés [2] et des nourrisseurs [17]. Ces derniers avaient une ou plusieurs vaches qui paissaient, éventuellement auprès des fortifications, grâce auxquelles ils pouvaient livrer du lait frais à leurs clients !

La Villette en 1860 - © BnF

Au milieu du XIXe siècle, La Villette était en pleine expansion et tous les espoirs étaient permis comme le montre Lefeuve dans la conclusion de son introduction.

Aujourd'hui ce sont des fabriques de savons, de bougies, de produits chimiques, de carton, de papier, d'émaux, de plumes métalliques, etc., etc., des raffineries de sucre, des épurations d'huile, des distilleries, des brasseries, des corderies, des verreries, des forges, des fourneaux pour l'affinage des métaux, des ateliers de construction de wagons, de tuyaux en tôles bitumés, etc., etc.

C'est aussi un vaste entrepôt de vins, d'eau-de-vie, de grains et farines, d'huiles, de charbon, de houilles, de bois de charronnage et de construction, etc.

La gare des marchandises du chemin de fer de Strasbourg, ouverte rue d'Aubervilliers ou des Vertus, en fait un faubourg de l'Allemagne. L'administration des canaux de Paris y a une partie de ses bureaux. Le chemin de fer de ceinture va y avoir deux embarcadères.

Pour peu qu'on ajoute à tout cela le service de la navigation, notamment le service exécuté depuis peu par des bateaux à vapeur dits porteurs, faisant le trajet de La Villette à Rouen, on arrive à une conclusion : c'est qu'il n'est pas une seule place de commerce qui jouisse de la même importance et qui ait progressé aussi rapidement dans les environs de Paris, peut-être même en France.

mardi 28 janvier 2014

Coins et recoins de Paris de Marius Boisson

Coins et recoins de Paris édité en 1927, est un livre de 364 pages dont 36 consacrées à La Villette sous le titre Au temps où La Villette n'était qu'un village...

En exergue, deux belles citations :
[...] La forme d'une ville
Change plus vite, hélas, que le cœur d'un mortel !
Charles Baudelaire

Il y a plus d'éloignement entre certains quartiers
de Paris qu'entre des nations différentes.
Louis Dépret

C'est un livre d'une lecture aisée, qui comporte nombre d'anecdotes et de descriptions qui nous sont précieuses aujourd'hui et dont je vous ferai profiter prochainement.

mercredi 22 janvier 2014

L'exposition Le Temps de la ville - La Villette

Ce catalogue de 44 pages, fait regretter d'avoir raté l'exposition Le Temps de la ville qui s'est tenue du 15 novembre 1988 au 15 mars 1989 à la Maison de La Villette, accueillant depuis Résidences d'artistes.
Cette exposition s'interrogeait sur le sens de la ville : "la ville idéale est-elle une ville-musée ou une ville nouvelle ou bien un lieu construit où chaque temps a sa place, où chaque génération d'habitants a des points de repères : enseigne, pignon ensoleillé, portail, pavé... ?"

Le temps
"Je sais ce qu'est le temps, mais si l'on me demande ce que c'est, je ne peux pas le dire. (Saint Augustin)".

Quand on pose la question aux habitants du XIXe sur le temps de leur ville, non vraiment ils ne savent pas dire. Pourtant, au marché rue de Joinville, si vous savez l'écouter, Madame Quillet vous parlera de la dernière ferme qu'elle a connue ici, avec un cerisier dont elle rêvait et dont elle rêve encore.
Dans un café, rue de Flandre, Monsieur Frot détaille chaque boutique et évoque le bruit terrible des roues cerclées de fer des charrettes à sucre de Lebaudy.
Un jeune à la sortie d'un concert rock, vous parlera de sa fascination pour les éclairages nocturnes du Parc et de son enfance dans les abattoirs abandonnés, fantastique terrain vague aux décors plus grands que nature.
Autant de repères du temps qui passe, d'une enfance, d'une vie toujours unique : de fait, chacun parle du temps.

Accordéoniste, Pierrette d'Orient, café La Tartine, Porte de La Villette, 1953
© Photo Robert Doisneau
Je me suis fabriqué un petit théâtre. Paris est un théâtre où on paie sa place avec du temps perdu. 
Robert Doisneau. Documentaire F. Prébois (1987)


Château Tremblant, quai de l'Oise, 1945 - © Photo Robert Doisneau
Je vous avais déjà montré ce Château Tremblant avec une photo extraite du film Jenny de Marcel Carné en 1936. En haut à gauche, le pont de la Petite Ceinture.


Toueur [remorqueur] sur le canal de l'Ourcq - © Collection BHVP
Un jour, nous n'entendîmes plus la chaîne de notre courageux petit remorqueur. Nous vîmes les premières péniches à hélices et puis elles-mêmes se raréfièrent comme se raréfièrent les usines et les montagnes de charbon qui ravitaillaient toutes ces usines. Les quais sont déserts, toute une humanité a disparu, humanité travailleuse, courageuse où la vie se déroulait franchement au rythme du temps.
Interview de Jean Allegri
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...