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vendredi 6 mars 2015

Entre deux Mo... il eût fallu choisir le bon !

Grosse émotion cette semaine pour le blog Canal Square et en particulier pour Richard qui avait rédigé Le vol du hibou, quai de la Loire. C'est dans les commentaires que tout à commencé mais bien sûr nous avons immédiatement sorti la gomme...

[François, l'erreur concernant Claire Mo étant tellement ÉNORME qu'il me semble pour le moins courtois de publier un erratum (j'ai bien sûr envoyé à Claire mes plus plates excuses et elle m'a dit... merci). Merci de m'être intéressé à son travail.]

Chers lecteurs,
Je viens devant vous ce jour faire acte de contrition parce que j'ai péché. Péché  par légèreté. L'histoire de cette regrettable erreur mérite d'être contée.

Or donc, voilà une quinzaine de jours, je passais devant le pavillon des Canaux pour voir si le hibou faisait bon ménage avec les cormorans perchés sur les bouées jaunes qui balisent le chenal et, surprise ! le hibou s'est envolé. Un malandrin s'en est emparé pour en tirer profit. À la surprise succéda la colère : pourquoi s'approprier  la beauté qui appartient à tous ? Je décidai d'en savoir davantage sur la créatrice de l'œuvre. Nous savions que c'était une femme qui s'appelait Mo. Je tape dans un moteur de recherche bien connu son nom et des rubriques apparaissent : elles sont rédigées en anglais, je mobilise le peu de vocabulaire qui me reste et comprends qu'elle s'appelle Claire Mo, qu'elle a étudié dans une célèbre université américaine, qu'elle parle mandarin, je vois son portrait, j'apprends qu'elle vit dans la grande banlieue de New York et qu'elle étudie les rapports entre informatique et machine. Elle est architecte donc un peu artiste, passionnée par les relations machine-ordinateur ; on peut conjecturer qu'elle découpe des plaques de carton grâce à une machine programmable.

Sur la même page, je lis que Claire Mo vend ses sculptures à Paris dans une galerie. Je reconnais son style : aucun doute n'est permis. Claire Mo est la dame du papillon et du hibou. Je décide de rédiger un billet sur le vol de son hibou du quai de la Loire.
Le post vit sa petite vie de post et Claire Mo nous dit qu'elle n'est pas la Claire Mo du post ! Échanges de mails. À n'en pas douter, Madame Claire Mo est une artiste française qui n'a rien à voir avec Claire Mo, l'architecte américaine. Une histoire d'homonymie, de supputations hasardeuses, d'inférences risquées.

Bon, il n'y a pas "mort d'homme", cela sera l'occasion dans un avenir proche de rencontrer autour d'un café Claire Mo et d'assister à un de ses collages. Et puis, surtout, au-delà de l'anecdote, cette méprise m'a fait découvrir une forme très particulière de street art. Allez donc faire un tour sur sa page FB, "ça vaut le détour" comme l'écrit le guide du pneu.

Quant à vous, mes chers lecteurs, vous savez qu'on n'est pas sérieux quand on a... (mince, j'ai oublié la suite, encore de la légèreté !).

lundi 23 février 2015

Le vol du hibou, quai de la Loire

Un hibou s'est posé dans notre quartier l'espace d'un instant, mais suffisamment pour que Richard le capture... numériquement !

    


Dans notre blog, voici déjà plusieurs mois, nous vous avions parlé d'une œuvre curieuse [Le papillon de Claire Mo] collée sur le mur de la maisonnette qui fait face au magasin général du quai de la Loire. Un flashcode permettait de l'identifier : il s'agissait d'une "sculpture" de Mo. À vrai dire, le terme sculpture ne s'imposait pas de lui-même. Les sculptures sont rarement collées sur les murs comme des œuvres de street art. Pourtant, c'était un beau travail en volume qui représentait un papillon qui butinait une marguerite. Quoique les teintes se soient guère réalistes les harmonies, tout en fort dégradé, étaient d'une grande élégance. L'harmonie de la fleur du blanc et du gris se mariait avec l'harmonie du jaune et de l'ocre. Les sujets coupés par tranches fines étaient empilés et collés pour rendre compte du relief. Cette œuvre est restée longtemps exposée sur le mur du cabanon avant d'être déposée par Mo et remplacée par une autre de la même facture.

    



Nous restions dans un bestiaire ; l'œuvre représentait un hibou perché sur une branche. Alors que la première œuvre avait deux sujets d'égale importance, la seconde en avait un, un hibou (la branche n'est qu'accessoire). La technique était la même : le sujet découpé en tranche d'égale grosseur traduit la troisième dimension. Les deux sculptures ont été réalisées en carton-plume (c'est la légèreté du matériau qui explique la possibilité de son collage). Les coloris rappellent ceux de la marguerite : une harmonie de gris. Le dessin est classique et rompt avec la modernité du matériau. 

Voir une sculpture moderne remplacée après plusieurs mois d'exposition par une autre sculpture du même artiste, au même endroit, est assurément peu banal.

Le commentaire de son galeriste français : "Aussi virtuose du volume quelle est fine lame, Claire Mo est avant tout une esthète du détail. Elle creuse l'espace et l'inverse pour nous y perdre et peaufine chacune de ses œuvres anamorphosées avec une infinie patience afin que notre point de vue croise enfin le sien.".
Claire Mo produit selon ce procédé des œuvres originales : des trophées de chasse, des chimères en forme de trophée (par exemple un cerf avec une tête de Yorkshire), des œuvres cotées entre 1300 et 1500 €.

Conclusion, puisqu'il en faut une, alors que son papillon qui avait été respecté (ce qui est chose rare) est resté exposé de longs mois (ce qui rarissime), le hibou a été volé. On peut voir les traces de colle sur le mur ; il a certainement été décollé avec précaution.

    


J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer :
– Dans notre quartier, il y a un amateur d'art (c'est la bonne),
– Dans notre quartier, il y a un amateur d'art (c'est la mauvaise).

mercredi 13 août 2014

Quai de la Loire, les jeux de maux de EZK

Balade sur le quai de la Loire où nous retrouvons le magnifique papillon de Claire Mo accompagné cette fois d'un flashcode renvoyant sur son compte FB.

Mais la nouveauté du jour, ce sont trois pochoirs très percutants de EZK StreetArt et le projet Art Against Poverty.

EZK viendrait de E.ZeKing et le pseudo complet serait E.ZeKing EZK©. Il se définit comme un french guy without pretention.

Désolé , je n'ai pas trouvé d'interaction entre EZK et le projet Art Against Poverty. Si vous êtes intéressé, des œuvres sont en vente sur EZK StreetArt.
D'ores et déjà condamné
Dans quel monde vit-on ?
I'd just want to eat

lundi 4 août 2014

Le papillon de Claire Mo





Un magnifique papillon s'est posé quai de la Loire à côté du pavillon des Canaux.
L'artiste nous aide à l'identifier grâce à deux étiquettes Mo.
Après quelques clics nous apprenons que ce lépidoptère en relief est fabriqué de différentes strates de carton plume, et que sa créatrice est Claire Mo.
Je crains qu'il ne s'envole rapidement ou plutôt qu'il soit victime d'un vol dû à sa beauté.
Si le travail de Claire Mo vous intéresse vous pouvez voir ses œuvres à la galerie d'art SHAG et même en acquérir.
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