vendredi 24 avril 2015

Cette Petite Ceinture... qui n'est pas de chasteté !

Le post de Richard – Sous les Buttes-Chaumont – montrait la Petite Ceinture en partie souterraine. Après la lecture de ce message, je reçois de Jacques les scans d'une carte postale accompagnés de ce texte : "Après les inquiétantes photos de la Petite Ceinture sous la rue Manin, je vous en adresse une du dessus plus agréable à voir. Elle est ancienne, mais pourrait intéresser vos lecteurs".
Je vous laisse juges.


Mais que signifie la ligne de 12 croix sur cette carte ? Le verso évoque une rencontre dans un wagon-lit entre Clémentine, l'expéditrice, et Jeanne, la destinataire. Un rendez-vous galant de 12 heures ? Mais que fait un wagon-lit sur la Petite Ceinture ? Ces petites curieuses avaient-elles remarqué une voie de garage avec de tels wagons ? Heu, je m'égare (!), concentrons-nous sur la rue Manin...

Jeux de mains... jeu de Manin !

Ma chère Jeanne,
J'espère que tu reconnaîtras ce fameux coin de rue. Je crois que tu verras la gare ou nous aurons le bonheur de passer un jour dans les wagons-lits. Jour qui, je crois, sera le plus beau jour de ma vie et surtout le jour tant désiré. Reçois en attendant mille bons baisers de ton amie qui t'aime.
Clémentine

More... "Oxymores" !

Le post de Richard traitait de l'œuvre de Marko au sein de l'exposition Oxymores, mais de nombreux autres artistes participent à cet événement, dont voici des réalisations.
[voir aussi Marko... au ministère de la Culture !]

La Vénus de Clichy ©Combo
©Surfil
[photo de Richard] – ©L'Atlas
[photo de Richard] – ©Honet

mercredi 22 avril 2015

La belle ubiquiste !


Pauvres naïfs que nous sommes... et nous qui croyions que la dame était entièrement dévouée à notre cause ! Philippe a retrouvé notre copine vantant les mérites du Jardin de Jean & Suzanne à Amiens.

Le Pavillon des Canaux, le coffice du bassin


Nous n'avons pas encore testé le Pavillon des Canaux mais nous avons eu un coup de cœur pour ce lieu et sa décoration ! L'équipe est jeune, dynamique et chaleureuse mais attention ce n'est pas un restaurant classique et le concept est peut-être plus adapté pour travailler – c'est un coffice – ou boire un verre entre amis... Et vous, qu'en pensez-vous ?


Diaporama de 10 photos
... chargement d'un diaporama en cours ....

Sous les Buttes-Chaumont

Comme tous les gosses, j'ai [Richard] adoré l'interdit.
À Villeparisis, où je suis né, il y avait deux endroits dangereux pour les enfants : le canal de l'Ourcq et les galeries d'une gigantesque mine de gypse qui existe encore de nos jours. Bien sûr, moi et mes "copains", dès que nos parents lâchaient un peu la bride, nous hantions ces lieux, tous deux fort mystérieux, interdits et... théâtre de nos exploits.

Mon problème, c'est que ce goût des lieux interdits ne m'a pas quitté six décennies plus tard et qu'armé de mon seul appareil photo, j'aime pénétrer dans ces espaces interdits au public mais pas aux curieux.

Dans notre quartier, que j'aime appeler "Ourcq", quoique cela ne soit pas le nom de son identité administrative, tellement l'incidence du canal de l'Ourcq est grande non seulement sur sa géographie mais aussi sur la sociologie et l'urbanisation de cette partie de notre arrondissement, nous sommes tous concernés par la Petite Ceinture. Cette ancienne ligne de chemin de fer qui à l'origine reliait les grandes gares parisiennes est à la recherche d'un avenir. Nous avons, dans nos colonnes, fréquemment évoqué les divers projets de la Mairie de Paris et de Réseau ferré de France. Il est vrai que les projets se succèdent depuis de longues années et que seules quelques portions ont été aménagées. Pour ce qui nous concerne, la Petite Ceinture est un immense terrain vague qui rappelle les "fortifs", et qui, comme elles, ayant un statut provisoire, est un espace de liberté.



Je vous invite à une balade sous les Buttes-Chaumont. Un conseil pourtant : c'est certes un lieu de liberté mais c'est aussi un lieu de non-droit. Vaste espace intra-muros non régi par le droit, la Petite Ceinture, est non pas habitée mais fréquentée. Le jour, par des gens comme moi qui ont des problèmes avec les barrières, comment les nommer, des "curieux", des amateurs de photographie qui recherchent des lieux haut perchés, des jeunes gens qui font ce que font tous les jeunes gens... des bêtises, des apprentis street artists aussi. Sous les ponts vit une population qui se cache, abritée de la pluie et du froid par une bâche tendue, quelques tôles. Des hommes surtout qui viennent d'ailleurs. Ils ont peur de la police et de nous. Alors, ils ont des chiens pour les défendre des importuns et des agressions d'encore plus pauvres qu'eux. Difficile dans ces conditions d'engager la conversation : il vaut mieux passer son chemin, loin du campement et des chiens, de bien montrer son appareil photo qui se balance sur notre poitrine, de faire comme si on n'avait rien vu.

Sous les ponts, dans l'entrelacs des structures métalliques de la seconde moitié du XIXe siècle triomphant, des tags par milliers, "des essais" de fresques, dessinent un monde souterrain que nous ignorons. Je crois, comme Baudelaire que la beauté a à voir avec le mystère et le mystère avec la peur. Rien dans ce monde n'a de la valeur, au sens marchand, mais ces "paysages" interdits ont la splendeur de l'éphémère. En les voyant, nous savons que bientôt, la ville, la société et ses lois, régiront de nouveau le désordre. Un ordre nouveau naîtra certes, un espace civilisé, contrôlé, organisé et la Petite Ceinture sous les Buttes-Chaumont ira rejoindre les poubelles de l'histoire.

Et les "sans-dents", les "sans-papiers", les "sans-le-sou" où iront-ils ? Dans d'autres non-lieux, dans des trous encore plus profonds, dans d'autres pays pour se glisser dans le désordre des sociétés établies, ailleurs. Ils seront comme aujourd'hui les invisibles qui vivent de nos déchets, habitent nos endroits désertés, cachés, car ces dépotoirs sont encore préférables à ce qu'ils ont quitté sans espoir de retour.

Une promenade, je le concède qui est loin d'être bucolique, mais je ne résiste pas à cette beauté ambiguë, à ces décors affreux où des drames humains qui s'y nouent, à cette présence fugace d'un temps presque achevé.

mardi 21 avril 2015

LE livre de notre quartier !


Le dernier hors-série de traits urbains est pour vous, lecteurs de ce blog ; ça ne parle que de notre quartier ! Cet ouvrage présente un tour d’horizon illustré de l'opération de réhabilitation Semavip Ourcq/Jaurès. Les habitués du blog découvriront des mots familiers comme : Niclausse, CPCU, dAcRuZ, Petite Ceinture, Marion Chombart de Lauwe, TVK, le jardin partagé Charmante Petite Campagne Urbaine, etc. Les photos, anciennes ou récentes – dont une aérienne – rendent la lecture bien agréable.

La 6e Rencontre sur la péniche Anako

[Ceux qui ont reçu le compte-rendu de la rencontre par mail vont être déçus, ce post n'en est qu'une version édulcorée !]

La semaine dernière, après le compte rendu d'enfer – 10 pièces jointes – envoyé au groupe, le courage m'a manqué pour un post... c'est réparé !

La péniche Anako était exactement ce qu’il nous fallait : la scène pour les stars !le parterre pour notre groupe toujours plus important le "balcon" pour les familles à poussettes et… le buffet sucré Ah j'oubliais, derrière les familles, la régie son et lumière qui a professionnalisé notre rencontre.

Le tempo a été donné par les tangos chantés par Dolorès accompagnée au piano par Laurent qui ont fait vibrer la péniche. Après la présentation de chacun, une routine maintenant, François parle très succinctement de l'activité du groupe Copro. Les travaux de sélection et de synthèse pour la recherche d'un syndic ont été présentés par Bernard A. et Jean-Jacques avec un témoignage de Didier. Puis Guillaume et Jean-Jacques abordent le travail futur du groupe Copro jusqu'à la 1re AG. Et pour terminer on a parlé Intranet [Thomas et François], compostage [Marie-Odile], adresses [Bernard G.], fiscalité [Bastien], etc.
Bref vous l'avez compris, c'était une rencontre chargée !

La pose des garde-corps vue par Antoinette


lundi 20 avril 2015

Ponctuation ferroviaire

Aujourd’hui, Jacques est très pointilleux ! Heureusement, ils nous a joint un schéma nous permettant de le suivre point par point… Mais si cela ne suffit pas, j'ai ajouté des notes.


Le site des anciens gazomètres, devenu Cap 18, constitue aujourd'hui le calvaire du projet CDG Express qui doit y creuser son trou* pour rejoindre la gare de l'Est en suivant le tracé "virgule"**. Le terrain saturé de déchets toxiques risque de lui être fatal et de le conduire à sa perte. Au lieu du tracé virgule, je propose de mettre entre parenthèses Cap 18, d'ouvrir de nouveaux les guillemets et de placer le point d'exclamation de CDG Express à Rosa-Parks, ce qui supprimera un certain nombre de points d'interrogation et de suspension sur l'avenir du projet.


* La tranchée couverte sous Cap 18
Le raccordement empruntera les voies actuellement dédiées au fret dans le secteur de la Chapelle-Charbon grâce à la construction d’une tranchée couverte sous Cap 18 et sous la rue de l’Évangile. Des dispositions seront prises afin de limiter la transmission des vibrations liées aux circulations des trains. Elles pourront prendre la forme de chaussons anti-vibratiles.

** Qu’est-ce que la "Virgule" ?
Le débat public mené en 2003 autour du projet CDG Express a permis de faire émerger le tracé actuel du projet. Ce dernier est appelé "Virgule" car la forme de la courbe opérée par le tracé, du raccordement des voies provenant de gare de l’Est aux voies en provenance de gare du Nord, rappelle la forme de ce signe de ponctuation. Cette virgule se décompose en trois zones de travaux à Paris :
1- l’extrémité côté Paris Est,
2- la tranchée couverte sous Cap 18 (zone d’activité du 18e arrondissement),
3- l’extrémité côté Paris Nord.

dimanche 19 avril 2015

Djerbahood, le livre


Après le site, voici le livre en souscription pour l'aventure Djerbahood
Vous pourrez y retrouver, entre autres, C215, Dan23, Jace, Mosko et Seth.


Des artistes du monde entier se sont retrouvés au cœur de l’île de Djerba… Là, sur les murs d’un village séculaire, ils ont créé le premier musée de street art à ciel ouvert ! Ce livre-objet unique raconte l'aventure extraordinaire de ce projet au rayonnement mondial et propose les témoignages exclusifs ainsi que les œuvres de tous les artistes du projet.


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