dimanche 15 décembre 2013

Timbre Cité des Sciences et de l'Industrie

Cette enveloppe premier jour et ce document philatélique officiel ont été édités à l'occasion de la sortie du timbre Cité des Sciences et de l'Industrie, du dessinateur-graveur Jacques Gauthier, le 14 mars 1986.


samedi 14 décembre 2013

Bernot et la Grande Roue



Aujourd'hui, dans la série La chasse au Bernot, je suis obligé de faire un agrandissement de la Grande Roue pour vous faire voir ma découverte ! C'est petit, d'accord, mais c'est bien le logo Bernot.

vendredi 13 décembre 2013

Les Automobiles Niclausse en 1907

La fabrication d'automobiles par les Établissements Niclausse, au 24 rue des Ardennes à La Villette, n'a duré que 8 ans, de 1906 à 1914. Je n'ai trouvé que deux modèles en photo : la Type 2 et la Type D. On peut supposer que  la Type 1 a existé ? Peu de choses sur la Toile pour ces voitures, chez Wikipedia un petit article mais... en allemand.
Les Établissements Niclausse, dont le principal métier est la chaudronnerie, ont probablement sous-traité la carrosserie. Le modèle ci-dessous, de 1907, est la Type 2 Vinder Landaulet, référence trouvée sur le site conceptcarz. J'ai un petit doute car les recherches "Vinder" ne mènent à rien, par contre Binder est une dynastie de carrossiers fondée en 1804. On retrouve des carrosseries Binder chez Hispano-Suiza, Bugatti, Renault, Packard, Lincoln, Bentley, Rolls-Royce, etc. Landaulet, par contre, signifie que la conduite est extérieure et que la partie arrière, celle des passagers, est décapotable. On est dans la haute !

©allcarcentral
©conceptcarz
©stblogs.motortrend
©conceptcarz
©conceptcarz
©conceptcarz
©ultimatecarpage

jeudi 12 décembre 2013

Mauprivez, chromo "Madame Grégoire"

Chromo Madame Grégoire de chez Mauprivez au 33 rue Mathis à La Villette.
Dans les Œuvres complètes de P.-J. de Béranger, la chanson Madame Grégoire est accompagnée d'une gravure de Granville qui semble avoir servi de modèle pour le chromo. Le rapport entre Madame Grégoire et La Villette, aucun, elle était située dans le 13e arrondissement où est maintenant l'Auberge Etchegorry.




C'était de mon temps
Que brillait madame Grégoire

J'allais à vingt ans
Dans son cabaret rire et boire;
Elle attirait les gens
Par des airs engageants.
Plus d'un brun à large poitrine
Avait là crédit sur la mine.
Ah ! comme on entrait
Boire à son cabaret !

D'un certain époux
Bien qu'elle pleurât la mémoire,
Personne de nous
N'avait connu défunt Grégoire;
Mais à le remplacer
Qui n’eût voulu penser ?
Heureux l'écot où la commère
Apportait sa pinte et son verre !
Ah ! comme on entrait
Boire à son cabaret !

Je crois voir encor
Son gros rire aller jusqu’aux larmes,
Et sous sa croix d’or
L’ampleur de ses pudiques charmes.
Sur tous ses agréments
Consultez ses amants ;
Au comptoir la sensible brune
Leur rendait deux pièces pour une.
Ah! comme on entrait
Boire à son cabaret !

Des buveurs grivois
Les femmes lui cherchaient querelle.
Que j’ai vu de fois
Des galants se battre pour elle !
La garde et les amours
Se chamaillant toujours,
Elle, en femme des plus capables,
Dans son lit cachait les coupables.
Ah ! comme on entrait
Boire à son cabaret !

Quand ce fut mon tour
D’être en tout le maître chez elle,
C’était chaque jour
Pour mes amis fête nouvelle.
Je ne suis point jaloux :
Nous nous arrangions tous.
L’hôtesse, poussant à la vente,
Nous livrait jusqu’à la servante.
Ah! comme on entrait
Boire à son cabaret !

Tout est bien changé :
N’ayant plus rien à mettre en perce,
Elle a pris congé
Et des plaisirs et du commerce.
Que je regrette, hélas !
Sa cave et ses appas !
Longtemps encor chaque pratique
S’écrira devant sa boutique :
Ah ! comme on entrait
Boire à son cabaret!

Madame Grégoire de Béranger

mercredi 11 décembre 2013

La rotonde de La Villette vue par Risel

Après la sanguine du Pont de Crimée de Risel, c'est une aquarelle avec encre de Chine de la Rotonde de La Villette, toujours du même artiste.

mardi 10 décembre 2013

Canal Square, que dalles !

Et une dalle, une, plus que 9 à couler !
Merci à Jean-Jacques, futur résident de Canal Square, pour ces photos, montrant l'avancement des travaux. Ça monte, ça monte...








lundi 9 décembre 2013

Le pont levant de la rue de Crimée par Rémy Mercy

Le pont levant de la rue de Crimée - Roman d'un amour impossible est un e-roman publié sur le site Rémy Mercy dans le métro dont l'action se passe à La Villette.
A l'origine, ce blog était alimenté par un texte écrit uniquement pendant le transport, matin et soir. Mais patatras, à l'automne le concept vole en éclats, Rémy ne prend plus le métro pour aller au boulot !
Qu'on se rassure, depuis le 17 novembre tous les week-ends nous avons quelques pages et quand le chapitre est terminé nous pouvons le télécharger en une seule fois [Chapitre 1] [Chapitre 2]. D'accord, il va falloir patienter mais l'attente ne fait-elle pas aussi partie du plaisir à lire ce roman ? Les impatients ont la possibilité d'aller chez Amazon et moyennant quelques pièces pourront le télécharger en totalité. Attention c'est au format Kindle et si votre tablette ne prend que du ePub il vous faudra le convertir.
A propos, j'ai lu le premier chapitre et je dis vivement dimanche !

dimanche 8 décembre 2013

Atget, historien photographique de Paris

©Berenice Abbott - 1927
Pourquoi Atget ? Parce qu'Atget a énormément photographié Paris et bien sûr La Villette.
Sa carrière d'acteur est stoppée par une affection des cordes vocales et sa reconversion comme peintre n'a pas plus de succès. Il se met alors à la photographie et très rapidement il trouve le débouché :  les peintres ont besoin de documentation, il va leur en fournir. Et dès lors, il va systématiser ses prises de vues : petits métiers, immeubles, façades, ornements architecturaux, moyens de transport, etc. Pendant des années il accumule les clichés, plus de 8000, mais sa situation financière n'en demeure pas moins précaire. Et puis à la fin de sa vie, c'est la notoriété grâce à son voisin Man Ray qui le présente aux surréalistes* et à son assistante Berenice Abbott qui fait découvrir son fonds documentaire.
D'Atget elle écrira : On se souviendra de lui comme d'un historien de l'urbanisme, d'un véritable romantique, d'un amoureux de Paris, d'un Balzac de la caméra, dont l'œuvre nous permet de tisser une vaste tapisserie de la civilisation française.


Exposition virtuelle Eugène Atget de la BnF

* Les surréaliste publieront 3 photos d'Atget dans La Révolution surréaliste de juin 1926, mais il ne semble pas avoir été crédité.

Photos d'Atget que j'ai déjà publiées dans ce blog : la charette de livraison Bernot, le tombereau Letellier & Devaux, l'impasse des Bourdonnais et l'éclipse de 1912.

samedi 7 décembre 2013

Le Bassin de La Villette par Lys Gauty

Le Bassin de La Villette, chanson écrite par Michel Vaucaire, auteur entre autres de Non je ne regrette rien pour Edith Piaf, a été enregistrée par Lys Gauty en 1938 sur le disque Le Chaland qui passe.


Je crois pouvoir dire que j'ai défendu la chanson fine et belle dans ce qu'elle a de meilleur, j'ai été une des premières à chanter des chansons de qualité littéraire comme celles de L'Opéra de quat'sous.
Lys Gauty, 1951 - Frémeaux & Associés.




Comme dans tous les ports du monde
On voit des sacs et des tonneaux
Le pêcheur à la ligne abonde
Autant que les reflets de l’eau.
Je sais de plus beaux paysages
Mais dans celui-ci je suis née
Et j’ai fait plus d’un grand voyage
Le long des quais.

Sur le bassin de La Villette
Et sur le canal Saint-Martin
Il n’y a pas de goélettes
Voiles carguées du vieux marin
Mais dans le fond je m’en fiche
Quand on a bu un coup de vin
Il suffit d’une péniche
Pour se croire aux pays lointains
Sur le bassin de La Villette
Et sur le canal Saint-Martin.

Quand vient la nuit on se promène
Il fait si doux les soirs d’été
On fait des projets et l’on traîne
Au hasard devant les cafés
Mais soudain voici qu’un nuage
A changé la fête de la rue
Les quais ont un autre visage
Plein d’inconnus.

Sur le bassin de La Villette
Et sur le canal Saint-Martin
Il n’y a pas de goélettes
Voiles carguées du vieux marin
Mais dans le fond je m’en fiche
Quand on a bu un coup de vin
Il suffit d’une péniche
Pour se croire aux pays lointains
Sur le bassin de La Villette
Et sur le canal Saint-Martin.

Paroles de Michel Vaucaire et musique de Rudolph Goehr

vendredi 6 décembre 2013

Promenade dans le Paris ancien - Le XIXe

Le principe de ce livre est de raconter le XIXe arrondissement avec des cartes postales anciennes. Pas moins de 492 en 256 pages. C'est un bel ouvrage dont l'impression est soignée et les légendes vraiment instructives. Parimagine a repris le procédé avec moins de bonheur.

Les clichés que nous reproduisons dans ce livre sont le travail des photographes au début de leur art qui voulaient montrer la convivialité des lieux, les entreprises du moment et les habitants.
Ces photos témoignent et vous permettront de faire la comparaison avec la vision d'aujourd'hui et ainsi de juger du résultat pour savoir ce qu'il est bon de préserver ou de changer. La désertification industrielle n'a laissé que peu d’emploi. Il n’en était pas de même au début du siècle où le canal et son important trafic dans ses docks ainsi que le marché aux bestiaux fournissaient du travail à toute la population environnante.

Doit-on regretter ses disparitions ? Chacun a sur ce sujet des avis qui peuvent différer. Le tout est de savoir si hier comme aujourd'hui les gens qui habitent ici sont heureux et ont du plaisir à vivre en ces lieux.
Extrait de l'Avant-propos

Promenade dans le Paris ancien - Le XIXe arrondissement de J.P. Robert aux éditions Rotech (1992)
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