samedi 2 mai 2015

"Face au mur", le mystère...

Hip Hop Citoyens présente
FACE AU MUR
Dans le plus grand secret, des graffeurs investissent actuellement un bâtiment désaffecté et vierge au cœur de Paris. Le festival Paris Hip Hop leur a donné carte blanche afin de concevoir ensemble une œuvre spectaculaire. 1000 m² entièrement dédiés au graffiti mêlant fresques monumentales, photographies, exposition de toiles et installations. Dans la logique du mouvement graffiti, ce lieu unique et éphémère restera accessible pendant un mois, avant de disparaître définitivement et de retourner à la poussière.

Vous retrouverez Batsh, dAcRuZ, Lazoo, Marko et Noe Two entre autres.

vendredi 1 mai 2015

Le street art dans notre quartier

Aujourd'hui, Richard nous propose un essai de compréhension des causes de rivalités entre les crews mais pas seulement...

Je voudrais essayer, en fonction des connaissances que j'ai et qui sont par définition partielles, de cerner les ressorts d'une "économie du street art" dans notre quartier.

Avant la construction de la crèche collective de la rue de l'Ourcq, le territoire de dAcRuZ et de Marko était vaste. Il comprenait, du nord au sud, le grand mur de la rue de l'Oise, une partie du quai de l'Oise, la rue de l'Ourcq (de son intersection avec la rue de l'Oise au croisement avec l'avenue Jean-Jaurès), tous les murs qui cernaient la centrale thermique, deux murs se coupant à angle droit du quai de la Marne, la rue de Thionville. Il serait plus juste de dire le territoire de dAcRuZ, l'enfant du quartier, de Marko son copain du 9-3 et de leurs invités. On y trouvera des noms fort connus du milieu parisien, Mesnager, Mosko et associés et des artistes venant d'Afrique du Sud, du Portugal... Bref, des street artists rencontrés lors de manifestations nationales ou internationales. On voit le rôle central de médiateur qu'a joué et que continue à jouer dAcRuZ dans la vie du "spot".




L'urbanisation a changé la géographie des lieux : la rue de l'Oise et le quai sont "sortis" du spot, toute la partie droite de la rue de l'Ourcq également (le côté droit en allant vers l'avenue Jean-Jaurès), les murs de la centrale ont disparu avec la centrale. Restent un portail de la rue de Thionville, un tout petit bout du quai de la Marne exclusivement dacruzien, le pont de la rue de l'Ourcq, les "arches" du côté gauche de la rue de l’Ourcq. Sont venus s'ajouter, une partie du pont de la Petite Ceinture et un côté de la rue Germaine-Taillefer. 


Le territoire qui avait une relative unité géographique a été morcelé. De plus, tous les murs n'ont pas le même intérêt pour les artistes. Le grand mur de la rue Germaine-Taillefer est ce que je vais appeler un "mur mort" : les fresques ont été réalisées dans le cadre d'Ourcq Living Colors et elles n'ont pas été recouvertes par d'autres depuis juillet 2014 !  Cette rue qui n'est guère animée n'intéresse personne (comparons avec les fresques de la rue Noguères et de la rue Dénoyez). Le mur peint par dAcRuZ sur un côté du pont de la rue de l'Ourcq semble avoir, avec le temps, acquis un statut patrimonial (et c'est tant mieux!, même si on peut être en désaccord avec le fond comme je le suis moi-même). Le mur du quai de la Marne qui jouxte Canal Square, après une revendication de Nite et de son crew, reste dans l'escarcelle de dAcRuZ. Il est vrai que le quai est très fréquenté et que l'emplacement assure une bonne visibilité des œuvres.  La partie la plus disputée est ce qui reste de la rue de l'Ourcq. La rue est très passante ; la circulation automobile y est dense. Conséquence, le regroupement des œuvres dans une même portion de rue et l'excellente visibilité des productions en font un lieu recherché qui a été contesté. Je me suis amusé à mesurer "à la louche" les mètres linéaires appartenant à dAcRuZ, Marko et leurs invités ; j'en ai compté avec le retour du pont SNCF, environ 162. Nite et son crew ont la portion congrue soit 6 mètres. 

La délimitation des territoires, c'est-à-dire, des surfaces à peindre, n'est pas suffisante pour comprendre ce qui se joue dans notre quartier. dAcRuZ et Marko sont des professionnels qui vivent de leur art. Ils gagnent de l'argent de différentes manières : d'abord il faut faire savoir au milieu du street art que vous existez et donner des exemples de votre travail. Pour cela, il est bien que les œuvres qui illustrent votre talent soient regroupées pour faciliter les choses. Les murs sont comme les pages d'un catalogue d'une galerie d'art. Si les œuvres sont disséminées dans tout Paris, c'est pour imposer l'"avatar" qui vous représente. Je pense à M. Chat : son chat est un peu partout et presque toujours semblable. L'artiste n'a pas besoin de montrer toutes les facettes de son art : M. Chat peint des chats, parfois des petits nuages. À part "chat", pas grand-chose d'autres (mais c'est suffisant pour être connu internationalement et vendre des toiles et plein de "produits dérivés"). Le chat est le blaze de l'artiste et la présence du chat dans des endroits insolites et dans de très nombreux pays est le projet d'intervention de son créateur.

Pour dAcRuZ, la figure de l'Inca joue en partie ce rôle mais dAcRuZ fait aussi d'autres choses que des têtes vaguement précolombiennes. Pour que lui et ses amis montrent la "palette" de leurs talents, le rassemblement des productions en un même lieu permet à l'amateur de voir plus aisément plusieurs productions fort diverses. Prenons l'exemple de dAcRuZ, rue de l'Ourcq, on verra des têtes d'Inca de face, de profil, de trois quarts, deux oiseaux etc. Pour Marko, la rue de l'Ourcq est un musée à ciel ouvert des techniques qu'il a utilisées depuis trois ou quatre ans et un catalogue de ses sujets de prédilection (les animaux, le portrait etc.)

Les murs sont trop grands pour rentrer dans l'espace d'une galerie, le vrai catalogue, celui qui fait connaître et apprécier une œuvre, c'est la rue. La renommée vient de la rue, les commandes viennent de la monstration des œuvres in situ. Les mètres linéaires d'un spot qui regroupe vos œuvres ont une valeur, une valeur marchande (qui peut être enviée et contestée !)

    


Ajoutons que la photographie est intégrée dans le processus marchand. L'artiste photographie toujours ses œuvres dès qu'elles sont terminées et poste ces photographies sur le plus grand nombre de réseaux sociaux : d'abord la page FB et le site Internet dédié à l'artiste et tous les médias ciblés qui diffusent des représentations de street art (Pinterest, etc.). Pour notre quartier, les conséquences sont... curieuses et atypiques. Le renouvellement provient exclusivement des "rénovations" de dAcRuZ, de Marko et de leurs amis. Le spot, en ce sens, est "mort". Il ne viendrait jamais à l'idée d'un street artist étranger de passage à Paris de faire une fresque rue de l'Ourcq. Il sait que ces murs sont réservés et que de toute manière, ils ne sont pas visités comme d'autres spots parisiens (comme celui de la rue Ordener qui correspond à ma définition d'un spot vivant).

Les spots de notre quartier, qui se réduisent comme peau de chagrin, ne sont pas vivants. Ils ne sont pas morts non plus : ils sont en sommeil et ne peuvent pas témoigner de ce qu'est la vraie vie d'un spot, le cycle du renouvellement, de la confrontation avec d'autres artistes, d'autres visions du monde et de l'art.

Et si les "habitants d'Ourcq" intervenaient pour garder ce qui mérite d'être gardé (les œuvres patrimoniales) et créaient les conditions pour éviter que ne s'éteigne une des formes les plus accessibles, les plus dynamiques, les plus innovantes de l'Art contemporain ? Et puis, il serait temps que nous nous prenions en charge pour qu'Ourcq soit un quartier vivant, ouvert sur les arts, street art friendly. "Il n'est pas de sauveur suprême"..., alors construisons le quartier dans lequel nous voulons vivre, aimer, penser, rêver, flâner... N'attendons de personne le droit de décider pour nous ce qui est bien. Utopique ?, mais bien sûr, c'est utopique... so what ?


Toutes les photographies ont été prises dans notre quartier par Richard ; les œuvres sont, en partant du haut, de Sane2, dAcRuZ (3), Artof Popof, Mosko et associésSeize, Marko (2), Artof Popof et Averi.

jeudi 30 avril 2015

Yazan Halwani à l'Institut du monde arabe

©Yazan Halwani
Comme Noe Two, Yazan Halwani est aussi à l'Institut du monde arabe pour l'exposition Hip-Hop. Aucun rapport avec La Villette sauf qu'en visionnant cette vidéo ça m'a rappelé Zoo Project à Tunis. En effet, Yazan Halwani peint sur les murs des portraits de Beyrouthins anonymes – pour montrer que la ville n'appartient pas aux partis politiques – et qu'ainsi ils se réapproprient leur ville.


Noe Two à l'Institut du monde arabe

Aisha ©Noe Two
Découvrez, à l'Institut du monde arabe, l'exposition Hip-Hop ou vous retrouverez Aisha de Noe Two ainsi que les œuvres de nombreux autres artistes.
©aKa

lundi 27 avril 2015

Chauffe Marcel !


Danièle, toujours à l’affût des événements Canal Square, nous informe de la livraison des radiateurs. L'étiquetage nous apprend que ce sont des Finimétal de la gamme Reggane 3000. Les pointilleux, en cliquant sur le lien, trouveront toutes les précisions désirées.



dimanche 26 avril 2015

Boulevard d'Indochine

En 1932, sous la IIIe République, un arrêté municipal crée cette voie de près de 500 mètres, dans le quartier Amérique (pour rappel, voici les quatre quartiers du XIXe).

Le boulevard, sillonné par une ligne du tramway, débute avenue de la Porte Brunet et se termine au boulevard Serurier.

Son nom fait référence à l'empire colonial d'alors (dont les prémices remontent à 1859), et qui comprend la Cochinchine, l'Annam, le Tonkin, le Cambodge et le Laos. Il verra son démantèlement en 1954 après la longue bataille Dien Bien Phu.

Cet épisode colonial de notre histoire a inspiré artistes et écrivains.
Certains d'entre vous doivent connaître cette chanson d'où s'échappe une odeur de machisme colonial (musique de Vincent Scotto, paroles d'Henri Christiné)

Le cinéma n'est pas en reste : on peut citer, La 317e Section (Pierre Schoendoerffer, 1965) filmé sur le ton d'un reportage, ou le romantico-exotique Amant (Jean-Jacques Annaud, 1992), d'après le roman éponyme de Marguerite Duras.
Les auteurs de récits et romans sont légion : le général Bigeard, les journalistes Jean Lartéguy et Lucien Bodard, par exemple.

C'est le printemps !

©Nathalie Gallois
Danièle nous propose de découvrir un Paris insolite et bucolique. Elle nous recommande les promenades culturelles organisées par Nathalie Gallois, archéologue, dont les visites parisiennes sont aussi intéressantes que conviviales. Si vous êtes libres les 1er et 3 mai... et que vous ne souffrez pas d'allergies aux pollens, c'est pour vous !

Les villages champêtres de Belleville et de Ménilmontant
Un parcours inédit dans un Paris encore authentique entre jardins, villas fleuries, cours secrètes et un somptueux château, lieu de toutes les folies !
Vendredi 1er mai – 14h45 – Rendez-vous : métro Belleville (kiosque) – Prix : 12 euros

Une promenade de charme dans le 19e
Une balade champêtre à travers ruelles et jardins du quartier de la Mouzaïa, avant la découverte de l'église russe Saint-Serge, suivie d'un parcours bucolique dans le parc des Buttes-Chaumont avec ses cascades, grottes...
Dimanche 3 mai – 15h00 – Rendez-vous : métro Télégraphe – Prix 12 euros

samedi 25 avril 2015

Les canaux parisiens, une histoire à découvrir

Voici en 12 fiches le b.a.-ba des canaux parisiens par le Service des canaux.

Les canaux, un patrimoine à préserver
Cas unique en France, la Ville de Paris entretient un réseau fluvial de 130 kilomètres de voies navigables, localisé dans cinq départements et deux régions administratives. Ce réseau, propriété de la Ville de Paris, est composé des canaux suivants :
le canal Saint-Martin, entièrement situé à Paris, qui traverse cinq arrondissements,
– le canal Saint-Denis qui s'écoule de Paris (19e), à Saint-Denis (93),
– le canal de l'Ourcq qui s'étend de Mareuil-sur-Ourcq (60), à Paris (19e).


À l'origine des canaux parisiens
Le 19 mai 1802, Napoléon Ier crée le réseau fluvial de la Ville de Paris pour alimenter la capitale en eau potable et l'approvisionner en bois et en céréales.


Le bassin de La Villette : de l'industrie aux loisirs
Souhaité par Napoléon Ier, le bassin de La Villette reçoit l'eau en provenance du canal de l'Ourcq en décembre 1808. Bassin d'agrément au début du XIXe siècle, sa position en limite de la barrière des Fermiers Généraux le transforme rapidement en port industriel, entouré d'entrepôts, jusqu'en 1983. C'est aujourd'hui un bel espace consacré à la détente avec l'accueil de Paris Plages depuis 2007 et l'ouverture de la halte nautique en juillet 2008.


Scaphandrier, une plongée dans l'univers des canaux
Le Service des canaux emploie des scaphandriers pour effectuer les opérations d'entretien des parties immergées de l'ensemble du réseau fluvial. Jusque dans les années 70, leur tenue appelée "Pieds lourds" ne pesait pas moins de 75 kg ! Aujourd'hui plus moderne, son poids se réduit à une quarantaine de kilos...


La biodiversité du canal Saint-Martin
Le canal Saint-Martin recèle une faune et une flore mal connues des Parisiens : anguille, barbeau, perche soleil, bergeronnette des ruisseaux, héron cendré, éponge de Muller, fougère scolopendre et bien d'autres espèces peuvent y être rencontrées.


Près des canaux, une certaine douceur de vivre
Le canal Saint-Martin est un lieu de fraîcheur, de convivialité et de détente. Ses berges jalonnées d'arbres et de jardins, bordées de pistes cyclables, permettent au choix parties de pêche, croisières, pique-niques, flâneries ou circulations douces au bord de l'eau. Ce patrimoine naturel reste fragile et les Parisiens doivent contribuer à le préserver.


À quoi servent les canaux parisiens ?
De nos jours, l'eau en provenance du canal de l'Ourcq alimente le réseau d'eau non potable de la Ville de Paris : elle est utilisée principalement pour l'arrosage des espaces verts, l'alimentation des lacs des bois de Boulogne et de Vincennes et le nettoiement des voies publiques. Ce réseau de voies navigables permet le transport de marchandises par la voie d'eau, une alternative à la route encouragée par la Ville de Paris, tout comme les croisières de plaisance et de tourisme.


À quoi servent les écluses ?
Une écluse est un barrage muni de portes et de vannes servant à lâcher ou à retenir l'eau. Du bassin de La Villette au port de l'Arsenal, les neuf écluses du canal Saint-Martin (quatre écluses doubles et une écluse simple) permettent de compenser une dénivellation de 25 mètres et peuvent être comparées à une sorte d'escalier pour bateaux. Électrifiées depuis les années 70 et équipées de manœuvres hydrauliques, les écluses seront maintenant télécommandées à partir d'un poste central.


"Atmosphère, atmosphère…"
Les canaux de Paris servent fréquemment de décor au cinéma. Alexandre Trauner, chef décorateur de cinéma, a construit dans les studios de Billancourt un décor restituant l'ambiance et la vie de quartier du canal Saint-Martin et de l'hôtel du Nord, immortalisés par Marcel Carné en 1938 dans Hôtel du Nord, dans le style du "réalisme poétique". En 2001, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, du réalisateur Jean-Pierre Jeunet, a donné au canal une autre "atmosphère".


D'une rive à l'autre
Au XIXe siècle, de nombreux ponts tournants ou levants en bois permettent de franchir le canal Saint-Martin. Ils sont remplacés à la fin du XIXe siècle par des ponts tournants métalliques (pont Grange-aux-Belles et pont Dieu), ainsi que par d'élégantes passerelles à l'architecture inspirée par le style de Gustave Eiffel.


La voûte Richard-Lenoir
La réalisation de la voûte Richard-Lenoir (1509 m) est décidée en 1859, à l'occasion de la création du boulevard Voltaire. Afin de laisser le passage aux bateaux, le canal est approfondi (5,50 m) et couvert : il devient alors le boulevard Richard-Lenoir. Trente-six oculi (ouvertures pratiquées sur un comble de voûte) nécessaires à la ventilation et à l'éclairage des voûtes Richard-Lenoir et du Temple, créent, en fonction de la météo, de très beaux jeux d'ombres et de lumières...


Six voûtes pour un canal
Débutés en 1812, les travaux de couverture du canal Saint-Martin s'achèvent en 1906. Six voûtes composent cette couverture : la voûte de l'assise de la colonne de la Bastille (réalisée avant le percement du canal), les deux voûtes de la place de la Bastille, la voûte de la ligne 1 du métro, la voûte Richard-Lenoir qui suit le tracé du boulevard du même nom et enfin, la sixième et dernière voûte, dite "du Temple", qui correspond au boulevard Jules-Ferry.


Les canaux et la Seine
Créé en 1823, le canal Saint-Martin relie la Seine amont, par le port de l'Arsenal, à la Seine aval, par le canal Saint-Denis, via l'écluse de la Briche située dans la ville de Saint-Denis. Le raccourci créé par le réseau des canaux parisiens facilite le trajet des bateaux naviguant sur la Seine.

Service des canaux, darse du fond de Rouvray

Lors de mes visites au Service des canaux de la Ville de Paris j'ai eu la chance de pouvoir admirer l'architecture de leur immeuble. Mes fructueuses recherches vous permettront d'avoir un aperçu de cette restauration.


©Agence d’Architecture Philippe Prost

► 1934, arrêt du dépotoir et déconstruction des citernes de décantation.
► 1936, construction par la Ville de Paris des Ateliers des canaux hébergeant les corps de métiers voués à leur entretien.
► 2003, le maître d'ouvrage, la Semavip, commande les premières études de réhabilitation et le projet sera confié à l'Agence d'Architecture Philippe Prost.
► 2009, inauguration. Les Ateliers des canaux sont devenus le Service des canaux qui héberge désormais le service administratif.

Diaporama de 9 photos de l'Agence d'Architecture Philippe Prost
... chargement d'un diaporama en cours ....


Un Canal en impasse montre différents stades de la réhabilitation.

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