dimanche 19 avril 2015

L'Évangile selon Doisneau !

©Robert Doisneau - 1949
Merci Jacques pour cette photo du calvaire par Robert Doisneau, à l'angle de la rue de l'Évangile et de la rue d'Aubervilliers avec en arrière-plan les gazomètres (aujourd'hui Cap18). Seule la croix, dite Croix de l'Évangile, est encore visible aujourd'hui et... régulièrement fleurie.

Mais qui est cette femme énigmatique ?
La réponse nous est donnée par un article de G. Blanchard – paru dans Communication et langages n°57 de 1983 – à propos de l’ouvrage de J.-F. Chevrier, Doisneau.
Voici l'extrait qui résout notre énigme :
Doisneau, photo­graphe de la banlieue sud où il est né, Dois­neau, photographe de Paris traînant dans les "bistrots" avec Robert Giraud, avec Prévert découvrant l'insolite et la poésie. Nicole Courcel, en 1949, et le crucifix dans le gazomètre, rue de l’Évangile, banlieue nord. Un réalisme poétique à la Carné.

Voici un autre cliché pris probablement le même jour.


Jacques nous avez déjà trouvé une photo de ce calvaire, décidément !

samedi 18 avril 2015

Le Cabaret Pasteur de Daniel



Vous connaissez déjà notre voisin Daniel, le spécialiste de l'efflorescence [*].
Son talent ne s'arrête pas là !
Pourfendeur de la science élitiste, Daniel, professeur des universités, a écrit une courte pièce, Le Cabaret Pasteur, dont il est aussi le metteur en scène et  l'unique acteur.
Pétillant d'ingéniosité pour nous conter à sa façon les grandes découvertes de Pasteur autour d'un panier plein d'objets divers, il nous laisse repartir un peu plus savants qu'en arrivant. Merci Daniel !

vendredi 17 avril 2015

Marko, maître de la jungle !

Richard nous propose un post consacré davantage à Marko qu'à Oxymores. Marko parce que nous le connaissons, parce que nous suivons son travail et qu'il apparaît comme "étonnant" par rapport aux autres artistes invités.
[voir aussi Marko... au ministère de la Culture !]




Oxymore est aussi facile à placer dans une conversation qu'efflorescence [*]. Le titre de l'intervention est certes complexe (il appartient au lexique de l'étude linguistique) mais il est, ma foi, bien trouvé. En effet, plusieurs street artists ont été invités par le ministère de la Culture à "décorer" les grandes vitres qui constituent la façade donnant rue Saint-Honoré. "Décorer" n'est pas le bon terme : il s'agit pour les artistes d'utiliser le support des vitres pour réaliser une œuvre. Une œuvre, pour ce que j'ai pu en juger, qui caractérise leur art. La comparaison montre à l'évidence la variété des styles et même des matériaux utilisés. Cette extrême diversité n'est qu'un exemple d'une palette encore plus large des grandes lignes du street art français. Il serait illusoire de recenser toutes les voies empruntées par les street artists pour au moins deux raisons : les critiques ont toutes les peines du monde à définir le "concept" de street art – on peut d'ailleurs s’interroger sur la pertinence de la recherche d'une définition qui aurait pour ambition d'englober toutes les formes de cet art –, la seconde raison, qui me paraît rédhibitoire, est l'évolution très rapide de cet art qui est devenu, en quelques décennies, quasiment universel.

Pour ma part, je refuse de perdre, pour l'instant, mon temps, à figer d'un mot un art qui s'enrichit constamment de formes nouvelles, de nouveaux supports, de nouveaux matériaux.

    



Dans les œuvres "exposées", ce sont les animaux de Marko qui retiennent l'attention des chalands. Sans nier l'intérêt des autres productions, je parlerai dans ce billet uniquement de Marko. Pas seulement parce que ses peintures attirent l’œil, mais pour d'autres raisons : je suis son travail depuis presque 20 ans et il est vraiment passionnant d'observer quels chemins sont explorés, quelles sont les impasses, les recherches porteuses d'avancées.

Marko a peint un chat [sphynx], un jaguar et un guépard. On pourrait s'étonner qu'un artiste contemporain prenne comme sujets des animaux, comme les peintres, les dessinateurs, les sculpteurs des années 1920. Après les motifs végétaux de l'Art Nouveau, sous l'influence de l'Exposition coloniale et du goût pour l'orientalisme et l'exotisme, Marko prend un thème, à vrai dire, vieux comme le monde. Je crois comprendre le fil rouge qui a amené Marko, le peintre de la lumière, au thème archiclassique des fauves. Un point de départ est le chat noir, notre chat noir, celui qui est peint à droite du visage de Frida Kahlo. Nous avons montré que Marko, dans un premier temps, n'avait pas pensé au chat noir. Il avait une réserve à droite du portrait et c'est cette réserve qu'il a utilisée pour peindre le chat noir. Pourquoi pas un chat, Frida Kahlo, dans ses centaines d'autoportraits, s'était souvent représentée avec des animaux familiers, dont des chats. Mais comme le démontre le commentaire de Marko sur sa page FB, le chat l'intéresse comme être mystérieux et ce sont surtout ses yeux qui esthétiquement concentrent son intérêt. Ils éblouissent, peints de jaune fluo. Dans d'autres œuvres, Marko ira plus loin en peignant de couleurs phosphorescentes les yeux des chats. Dans le commentaire qu'il fait de ces trois fauves, Marko propose aux spectateurs de flasher les yeux des félins. Nous y voilà, les félins sont effectivement des animaux dont les yeux éclairés brillent la nuit. Encore la lumière, toujours la lumière au centre des essais de Marko.

    



Les fauves attirent l’œil, il est vrai, parce qu'ils sont peints de couleurs vives, fluorescentes et phosphorescentes. Ils ont aussi un autre intérêt plastique, c'est la fusion du calligrafisme et du vitrografisme. Ces termes sont des néologismes inventés par Marko. Le détail montre l’enchevêtrement de ces deux techniques qui, ici, se mêlent (contrairement à Frida 2). De plus, nous retrouvons le dropping, déjà largement utilisé par Marko et beaucoup d'autres. Ce qui me semble, d'un point de vue technique, le plus original, ce sont les coulures. Les taches et les coulures sont été, de tout temps, les "défauts" de la peinture de chevalet. Dans ces trois œuvres, encore davantage que dans les autres, les coulures sont des éléments recherchées. Contemplant ces trois fauves, je me suis étonné d'être aussi sensible aux coulures. Réflexion faite, je crois avoir compris la raison de cet intérêt soudain. Les entrelacs des calligrafs et des vitrografs représentent l'animal, son aspect, son volume, le dynamisme de son mouvement. Nos sens et notre cerveau réunissent des traits "abstraits" différents pour renvoyer à notre imaginaire des félins. La longue coulure, les gouttes, nous rappellent que ce que nous voyons n'est pas un chat, un jaguar ou un guépard mais des peintures. Nulle recherche du naturalisme du XIXe siècle. Les peintures ne sont pas des aquarelles d'Audubon. Nous ne sommes pas dans le réel de la science dite naturelle mais dans une œuvre graphique qui coule et qui bave. Cela me renvoie à d'illustres prédécesseurs dans d'autres arts. Je pense à Rodin, regardez son Balzac de 1891-1897, et à Giacometti et sa tête monumentale de 1960.

Marko sur la page de son site Internet représente la tête de son tigre et une formule "Light up the world". Il n'est pas faux que "in light we trust", mais c'est réducteur. Marko tel L'Homme qui marche avance et, chemin faisant, invente des formes et nous interroge sur les relations que nous entretenons avec le monde des représentations.

La Villette dans le métro !

Les Cent-Jours évoquent Napoléon
mais pour Napoléon et Paris c'est 145 jours...
du 8 avril au 30 août 2015 au musée Carnavalet !



Avec le cadrage plus large de l'affiche du métro j'ai pu identifier le tableau de Nicolas Antoine Taunay publié dans ce blog avec Entrée de la Grande Armée à La Villette. Bien sûr les lecteurs auront reconnu sur la droite "notre" Rotonde jouxtant un arc de triomphe – non pas à l'Étoile – mais bien à La Villette pour le retour de la Garde impériale en 1807 !

©Nicolas Antoine Taunay - RMN-Grand Palais (Château de Versailles).
Grâce au blog, vous faites parti du club très restreint de ceux qui savent. Quand vos interlocuteurs diront "l'Étoile" vous brillerez, preuve à l'appui. Il va sans dire que si ce "délit d'initié" vous fait gagner des paris, 10 % des gains seront reversés sur un compte dont je vous transmettrai l'IBAN...

jeudi 16 avril 2015

Canal Square, No Go Zone !

    



Les Passages du Désir vus par Danièle

Ah, qu'il est tentant ce petit espace vous invitant à la découverte ; et bien non, nous rappelle notre promoteur car ce n'est pas légal – vous n'êtes pas encore propriétaires – et les conséquences peuvent être sérieuses. L'avenir de tous ne doit pas dépendre de l'individualisme de certains.

"Opération démontage" par les Casques blancs


Antoinette, notre œil du quai de l'Oise, nous informe du démontage des échafaudages aux 6 et 7e étages du bâtiment A.

Pour une copro pas ramollo !

Le Salon de la Copropriété s'adresse à tous les décideurs en copropriété, il est le rendez-vous des personnes impliquées dans la gestion et le fonctionnement des immeubles.


Jean-Jacques nous signale que vous pouvez dès maintenant (heu... pas tout à fait ça plante) réserver votre badge pour le salon de la Copropriété en novembre prochain.

Qu’on se le dise, KoHndo est un homme de scène !

KoHndo @ New Morning © Sébastien Perron
Je dois l'avouer avec humilité, mes connaissances sur le rap sont quasi nulles. Quand aux rappeurs, j'en suis resté à MC Solaar, IAM ou NTM et Joey Starr... la préhistoire, quoi ! Ça ne me fait pas peur, il y a deux ans je ne connaissais rien au street art, mais grâce à Richard, dAcRuZ, Marko et beaucoup de lectures... ça commence à venir !
Mais pourquoi du rap subitement ? Oh, juste que dimanche, Anako rimait avec KoHndo... mais oui, souvenez-vous ce grand gaillard au sourire si doux ?
Ça vous intéresse ? Alors suivez-moi ! En rap du matin, Rock On est parfait – comme son nom l'indique ça balance – et pour le soir Mes Nuits est tout indiqué ! Non seulement ça assure côté paroles et musique, mais de plus les clips sont splendides.

Extraits de sa bio
“Enfant de la France, enfant des States, enfant du Bénin” tel qu'il aime à se définir, KoHndo [FB] fuit les chapelles et crée son propre genre.
Qu'on se le dise, KoHndo est un homme de scène ! Et si, comme son sourire l'indique, il ne s'énerve pas gratuitement, lorsque KoHndo débarque avec ses musiciens c'est toujours pour rafler la mise et porter à bout de bras une musique énergique et stylée puisant son inspiration hors des frontières du genre. Vous avez dit un uppercut de soul urbaine ? Sans aucun doute !


Rock On
Il te faut un truc qui pète qui pèse et laisse parler tes bases Un son brut qui t'mette la pêche et laisse aller les basses Il te faut un beat qui fasse brailler les barges Et cracher l'énergie, un pulse qui fait lâcher les gaz Péter les câbles, ma musique fout la merde dans les bars Sauter les gares...




Mes Nuits
Dis-moi de quoi tes nuits sont faites Est-ce que tu pleures quand tes yeux s'ferment Tes nuits sont-elles traversées de peur quand ton cœur saigne Tes nuits sont faites de guerres où t'affrontes le sommeil Un peu comme ces combats qui t'épuisent quand la lune est pleine J'aimerais que ta vie soit faite du meilleur de tes nuits Des vœux que...

lundi 13 avril 2015

dAcRuZ voit grand, rue de l'Ourcq

Merci Richard pour cette photo de la future fresque dont les voitures donnent l'échelle.

dimanche 12 avril 2015

L'Anako, péniche caméléon

"Chauffe Marcel !" ; "Une pression ?"
Merci Franck, pour ces photos montrant l'Anako dans ses différents modes de fonctionnement. À peine vues j'ai le cerveau en ébullition, j'imagine... heu, on en parlera une autre fois ! Et vous, ça vous donne des idées ?

"Bon les gars, maintenant on bosse !" ; "Une eau minérale ?"
"À toi de jouer" ; "Un thé à la menthe ?"
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