mardi 27 octobre 2015

"Huis Clos" à l’ABC Théâtre

La troupe du Théâtre de la Diversité joue le vendredi, à l'ABC ThéâtreHuis clos de Jean-Paul Sartre jusqu'au 18 décembre.

"Trois personnes que rien ne prédisposait à se trouver ensemble se retrouvent dans un salon pour l'éternité, ils sont en enfer. Ici, pas de torture, pas de bourreau ; le bourreau c'est chacun d'eux pour les deux autres. Tout est calculé, chaque mot est une arme utilisée contre l'autre".

Non seulement c'est à deux pas de chez nous, mais encore Laure, la fille de Pauline et Philippe fait partie de la distribution !
Ils sont jeunes, ils sont passionnés et ils ont besoin de vos encouragements.
Quelques photos prises lors de la première.

    



samedi 24 octobre 2015

La marée, quai de la Seine

Poiscaille, un petit nouveau. 
Le concept est connu : créer un vecteur entre le producteur et le consommateur. On connaissait le "panier", ici c'est le "casier" pour les produits de la mer.

Je vous parle de Poiscaille car, grâce au bistrot Le Bastringue, nous avons un point de distribution dans notre quartier. Alors, si vous êtes curieux de savoir ce que nous ont pêché Anne-Marie, Benoît, Frédéric, Jean-Philippe, Jean-Pierre, Marc, William ou Yann… testez le casier découverte !

dimanche 18 octobre 2015

Ernesto Novo

Le hasard fait, parfois, bien les choses. Je [Richard] me baladais au Point Ephémère, histoire de voir les nouveautés. Il y avait, dans ce début du mois de janvier, effectivement du nouveau. Nous étions un lundi après-midi et pendant les deux jours de la fin de semaine précédente, des street artists avaient planché sur le thème des enfants-soldats. Il y avait des fresques attendues : des soldats africains armés de mitraillettes, une colombe de la paix. Bref, toute l'iconographie pacifiste avait été convoquée pour dénoncer ce scandale qui, à cette époque, avait une certaine actualité. Une fresque attira mon regard : une jeune femme peu vêtue sortie d'une fleur avait les yeux bandés et à côté une statue africaine était peinte. La référence au tableau de Botticelli, La Naissance de Vénus était explicite.

Quant à la signification, c'est plus hypothétique : la figure de la mort, transfigurée en jeune fille, ne choisit pas ses victimes... Peut-être ? La statue africaine situait le drame. En fait, c'est la technique de l'artiste qui m'a surpris. Toute la fresque était peinte au pinceau. La représentation de Vénus et de la statue, la précision des motifs décoratifs de forme concentrique, témoignaient d'une maîtrise peu commune pour une œuvre réalisée pendant le temps d'un week-end.

Quelques mois, plus tard, à Belleville, sur les volets à jamais fermés d'une librairie-papeterie, je vois deux splendides portraits des deux femmes qui seront un peu plus tard admises au Panthéon : Mme De Gaulle-Anthonioz et Mme Germaine Tillion.

Les deux fresques qui font pendant ont été peintes par Ernesto Novo. Le soin apporté aux portraits atteste d'une œuvre de commande. La facture est remarquable. Je retrouve les formes décoratives concentriques mais elles sont utilisées pour le décor comme pour la Vénus mais aussi pour colorer les aplats. Alors qu'on attend des surfaces de couleur, l'artiste renonce à l'homogénéité de l'aplat pour, avec des formes marquées par la courbe et la fermeture du trait, donner une couleur et une profondeur aux surfaces.


C'est d'autant plus étonnant que ce traitement est généralisé sur l'ensemble des surfaces (les visages mais aussi les vêtements). Comme pour la Vénus, la palette sait être brutale (de fortes oppositions de tons et de couleurs primaires) et douce (quel raffinement dans l'utilisation des roses et des gris !)


Sans aucun doute, Ernesto Novo est un grand artiste qui s'illustre dans le street art et la peinture de chevalet. Comme l'annonçaient les deux magnifiques portraits des Résistantes, Ernesto Novo excelle dans l'art du portrait. Il sait saisir la ressemblance et renouveler cet art ancien.

samedi 17 octobre 2015

L'installation photographique de Yann Datessen


Quelle bonne idée !
Yann Datessen propose sur le canal et sur ses rives une "installation photographique" jusqu'au 18 octobre. Son installation qui prend les formes d'une remarquable exposition est titrée : Le Léthé. Pour comprendre le titre et saisir la cohérence de l'ensemble des œuvres, il convient de reprendre la présentation qu'en fait le photographe et de suivre le parcours dans le bon sens. Le départ est l'écluse de la place Stalingrad, vous suivez le quai de la Loire et vous cheminez vers le parc de La Villette. Richard


Yann Datessen a tenu à présenter le thème de son installation par un panneau
L'amont : l'art urbain fait la part belle à la peinture, l'écriture, le graphisme, plus rarement à la photographie. Aussi, installer ce médium là où on ne le voit pas toujours, le mettre en contact avec la réalité, la réalité des lieux, le regard des passants, la réalité du temps qu'il fait, mettre en scène la ville, la sienne, son quartier, ces endroits qu'on fréquente tous les jours, en profiter pour dire des choses, voilà les sources qui ont permis au fleuve du Léthé de naître.

L'aval : on ne garde jamais que les bons souvenirs, les beaux, c'est ce qu'on dit. Mais qu'arrive-t-il aux autres? Où vont-ils ? Les regrets, les peines, les chagrins, ces vieilles branches mortes, sous l'eau, qui accrochent à la coque de nos barques, où finissent-elles par échouer, sur quelle rive ? Boire une gorgée du Léthé autoriserait un retour, revenir en surface, revenir en arrière. Le prix à payer ? L'oubli. L'oubli de son passé, de sa vie, ses amours, sa famille. Tout. Enfin presque. Il restera bien quelques bribes des bonheurs antérieurs, des éclairs, des sensations de déjà-vu, mais rien qui fasse de l'ombre à sa nouvelle existence...

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Carton rouge !

Afin de limiter la montagne de déchets au coin de la rue de Thionville et de la rue de la Marne, Aurore et Marie-Odile nous suggèrent de contacter l'association Carton plein 75 qui viendra chez nous récupérer gratuitement nos cartons de déménagement.
Les cartons en bon état seront triés et reconditionnés avant d'être revendus via leur boutique en ligne. Chaque carton réutilisé permet de créer des heures de travail pour des personnes en grande exclusion, de rallonger la vie des cartons, de limiter l'émission de CO2 et la consommation d'eau.

Carton Plein
Le déménagement solidaire et écologique

Bien plus qu'un carton. Pas n’importe quel carton. Pour nous, c’est le plus beau des cartons !
Il est comme neuf. Mais en fait, il a déjà été utilisé pour un déménagement. Vous auriez pu le jeter directement dans la fameuse poubelle de recyclage. Mais après votre déménagement, vous en avez 10, 20, 30, peut-être plus comme celui-ci... Et vous ne savez pas quoi en faire ?
[…]
Alors pourquoi jeter ces cartons quand la plupart sont encore en bon état ?
N'est-ce pas un triste gaspillage ?

mardi 29 septembre 2015

"Mont' là-d'sus, et tu verras Montmartre"

Cliquez et vous verrez la vie en grand !
Ayant eu l'opportunité d'accéder au toit-terrasse du bâtiment D, lors de la livraison des parties communes, je n'ai pas pu résister, j'ai dégainé !


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dimanche 27 septembre 2015

Porte ouverte...

Bon, ça y est, nous sommes chez nous.
J'ai eu bien du mal avec ce post :
► J'avais écrit un message "bilan" sur ces 3 ans en parlant de l'immeuble, de l'appartement, des futurs voisins et du quartier, le verdict est tombé : c'est chiant et même pas drôle. Coupez !
► La deuxième version parlait du blog, de sa raison d'être et de sa mort numérique maintenant que la "Chronique de l'achat d'un appartement sur plan" est terminée. Oui, mais voilà, je viens de bricoler la maquette pour un lifting prochain...
► Enfin, une autre mouture parlait du changement diamétral de quartier, du déménagement et... stop, trop perso !
Bon, alors, disons que nous sommes contents.

mardi 22 septembre 2015

Jeux de mains par Sophie Le Roux

Il n'est pas nécessaire de faire une longue introduction pour vous présenter huit superbes photographies de musiciens qui jouent de leur instrument. L'affiche placée à droite des photographies présente le beau travail de Sophie Le Roux.

Juste une information. Avenue Jean-Jaurès, du côté gauche en allant vers la porte de Pantin, juste à gauche de la grande fresque de dAcRuZ et de Marko93 dédiée à la mémoire de leur ami assassiné, Zoo Project (nous avions consacré une longue analyse à cette fresque située sous le pont de la Petite Ceinture), vous trouverez un petit passage. C'est une impasse qui dessert l'arrière des immeubles donnant sur l'avenue Jean-Jaurès, une salle d'arts martiaux et un laboratoire photographique. Ce laboratoire expose assez régulièrement des photographies sur le mur jouxtant la ligne SNCF. Façon de montrer leur savoir-faire. C'est une forme intelligente de publicité qui permet à tout un chacun de voir d'excellents tirages constituant une petite exposition.

             


Les reproductions que je vous présente sont très intéressantes : alors qu'il existe des milliers de photographies de musiciens en train de jouer, Sophie Le Roux s'est centrée sur les mains et l'instrument. Le projet est original ; il est vrai que le premier outil du musicien ce sont ses mains. Le contact entre les mains et l'instrument nous introduit au cœur du jeu. Certes la musique est "dans la tête" mais son expression passe par la main. Ces mains de musiciens de jazz nous parlent des hommes et de leurs rapports avec leur art. Et puis, c'est tout simplement beau.
Richard

             


            


           


          


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