jeudi 25 décembre 2014

Street dance by C215


À l'occasion de la Fête du timbre 2014, La Poste a émis 2 timbres sur la danse. Le visuel street dance est de C215 d'après une photo de Warren Goldswain. La création graphique du feuillet est de Line Filhon.
► Quatrième post de la journée avec C215... C Noël et C cadeau !

C215 illustre "Matin Brun"


Cette publication récente de Matin Brun de Franck Pavloff – édité à ce jour à 2 millions d'exemplaires – a été richement illustrée par C215. Cette nouvelle de 1997 est toujours, ô combien, d'actualité...
"Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d’entre nous ?"

Le catalogue de l'exposition "Douce France" de C215


Critères Éditions a déjà consacré deux ouvrages à C215 dans sa collection Opus Délits, et avec Douce France elle en a aussi deux dans la collection Urbanité. Critères Éditions aime bien C215, ça tombe bien, nous aussi !
Ce livre – qui est plus bien plus qu'un catalogue – est un excellent complément à l'exposition, avec ses 136 pages remplies d'anecdotes. Ainsi vous saurez pourquoi Houellebecq est représenté avec un dentier.



C215... c'est top !

Si vous aimez ce que fait C215, alors allez voir son exposition Douce France à la mairie du XIIIe à Paris, vous ne serez pas déçus.
Plus de 80 œuvres exposées sur des supports des plus variés : un blouson pour Louis Blériot, un transat pour Léon Blum, une porte de 2 CV pour Charles Trenet, un slip pour un dessin de Reiser et beaucoup de boîtes à lettres, bien sûr.



Cette exposition nous permet de scruter sa technique, d'être étonné par ses supports, de sourire à son humour mais surtout d'admirer son talent qui ne cesse de nous surprendre.
► Je vous conseille de cliquer sur les photos pour en découvrir toutes les subtilités...




mercredi 24 décembre 2014

La Petite Ceinture : ail ou rail ?

La Vie du rail ©Sempé
Ce dessin de Sempé – paru dans La Vie du rail de juillet 1963 et retrouvé par Jacques – est toujours d'actualité ; il pourrait illustrer les lobbies faisant pression sur le devenir de la Petite Ceinture : "jardin" contre "rail" !

mardi 23 décembre 2014

Nadège Dauvergne l'a dit et... l'a fait !

Nadège Dauvergne, après un échange de mail, s'était engagée à me [Richard] signaler ses futurs collages dans notre quartier [voir Nadège Dauvergne bientôt sur les bords du canal !]. Et que croyez-vous qu'elle fit ? Elle a fait ce qu'elle a dit la semaine dernière et deux jours plus tard, je suis allé photographier ses œuvres.
La chose en elle-même est exceptionnelle ; non pas qu'un artiste ait un dialogue avec "les amateurs d'art", mais qu'une personne fasse ce qu'elle a dit. Je n'ose même pas penser au facile parallèle avec le monde de la politique : imagine-t-on un homme politique qui mettrait en œuvre son programme ? Qui tiendrait ses promesses ? Certains diront qu'heureusement les politiques ne tiennent pas leurs engagements et les plus cyniques que les promesses électorales n'engagent que ceux qui les écoutent.

Rendons donc grâce à Nadège Dauvergne et essayons de proposer une analyse qui ne soit pas une trahison.

Les affiches sont collées passage Roche à Pantin, dans un îlot voué à la destruction (ou à la réhabilitation selon les sensibilités). Elles sont distantes de quelques dizaines de mètres. L'une est collée à droite d'une porte close, en contrebas ; l'autre est collée derrière un appui de fenêtre d'un immeuble vétuste mais occupé. Le lieu comme l'indique le nom de la voirie est un passage, une voie discrète peu fréquentée par les chalands. Aux couches de peinture sur les murs du passage, on peut faire l'hypothèse que c'est un spot connu des street artists (et des services de voirie de Pantin). Les deux affiches sont les seules œuvres du passage.



La première affiche est inspirée d'un tableau célèbre de George Romney (1734-1802) : Lady Hamilton as the Magdalene. Lady Hamilton, qui fut la maîtresse de Nelson, est surtout connue comme le modèle de Romney. Elle est représentée en Marie-Madeleine qui a été, d'après les Évangiles, le premier témoin de la résurrection de Jésus. C'est donc une scène religieuse et le tableau de Romney garde du personnage biblique la longue chevelure, signe de repentir et de pénitence. La posture évoque la déploration, la douleur de celle qui a aimé le Christ. Romney n'associe pas à Marie-Madeleine les symboles qui dans l'iconographie religieuse traditionnelle l'identifie : le vase à nard (le baume dont elle a oint les pieds de Jésus) ou le miroir ou la tête de mort. Il peint devant son personnage un sablier qui renvoie au temps qui passe et à la mort. Le fait d'avoir rompu avec la tradition (les Évangélistes et les saints, par exemple, sont reconnus par des attributs) peut être interprété comme la volonté, en prenant comme prétexte une scène religieuse, de faire un portait de salon de celle qu'il peindra en Circé, en bacchante, portant la croix de Malte, en jeune femme, avec un chien etc.

Nadège Dauvergne, dans le tableau de Romney, n'a gardé que le personnage. Le sablier a disparu. La longue chevelure a été gardée. La position me semble avoir été au centre des choix de l'artiste. Son intérêt n'est ni la fidélité à Romney, peintre mineur sans grand intérêt dans l'histoire des arts, ni l'allusion à l'affliction de Marie-Madeleine. Un grand soin a été apporté à l'œuvre : la ressemblance au tableau original est remarquable, ce que j'avais pris lors de mon premier billet sur Nadège Dauvergne, pour les points de couleurs de l'imprimerie en quadrichromie, sont de fines gouttes de bombes aérosols, les reliefs sont soulignés par un travail à la brosse précis et donnant du relief à l'œuvre.

Je crois avoir compris pourquoi la technique de Nadège Dauvergne m'intéressait à ce point : la peinture à la bombe aérosol gomme la patte de l'artiste. La peinture à l'acrylique signe l'humain et l'œuvre unique. On reconnaît à la touche Van Gogh, Matisse, Seurat... C'est aux traces du pinceau que je reconnais Nadège Dauvergne.
Cette parenthèse étant refermée, revenons à notre collage. Nous attendions une relation entre la posture et le lieu : force est de constater (mais peut-être des éléments ont-ils été supprimés le jour où ont été prises les photographies) qu'il n'y en a pas.

    


Il en est tout autrement avec La Dame à la fenêtre. L'artiste n'a gardé du tableau de Manet que la dame au balcon, Berthe Morisot. Le Balcon est le contraire d'une œuvre religieuse. Cette mise en scène des personnages, des quatre personnages, rompt avec les sujets classiques. Il fut en son temps considéré comme une provocation. Les critiques portaient sur la vivacité des couleurs, le bleu de la cravate de l'homme au second plan, du fort contraste entre le blanc des robes et l'obscurité de la pièce.

   



En "extrayant", le personnage de Berthe Morisot, tous les éléments qui firent scandale, disparaissent. Le traitement des deux œuvres les apparente alors qu'historiquement elles n'ont rien de comparable. Je pense que dans cette seconde affiche c'est (bien sûr) la position du personnage qui a intéressé Nadège Dauvergne. La dame au balcon est devenue la dame à la fenêtre. On pense à Levalet et à sa manière d'utiliser l'espace urbain mais...ça n'a rien à voir du point technique et du point de vue conceptuel.

Les deux affiches si semblables du point de vue de l'exécution ont des rapports à l'espace très différents. Dans le premier cas, la position du personnage n'est pas en relation avec son environnement. Dans le second cas, nous ne sommes pas dans le trompe-l’œil mais dans une mise en scène du personnage. 
Demeure une interrogation, voire un mystère : la dame à la fenêtre a-elle été peinte en fonction de cette fenêtre aveugle ou le collage a-t-il été réalisé avant le repérage de la fenêtre?

Ma découverte des dames de Nadège Dauvergne sur les bords du canal m'avait questionné. J'ai des éléments de réponse à mes questions. Nadège Dauvergne est une artiste qui puise dans le fonds des œuvres peintes et en prélève ce qui l'intéresse. L'écart entre la beauté de ses dames et leur décor, ce contraste voulu est, en soi, une réflexion sur l'Art. La Dame à la fenêtre semble amorcer une évolution dans le travail de cette artiste dont le travail continue d'étonner.

lundi 22 décembre 2014

Marko, le street artist aux pixels de vent !

Star Walls avec Raouf, Manaf, Nassiba et Youssef - ©Marko93 aka DarkVapor
La Tournée au Ghana de Marko est terminée,
restent ses œuvres... adoptées par les enfants.

Le ciel est ouvert à ceux qui ont des ailes... - ©Marko93
L'art est une clef qui permet d'entrer chez les gens ! - ©Marko93
Marko et ses fans ©Marko93

samedi 20 décembre 2014

La 5e Rencontre victime de la loi ALUR !

La 5e Rencontre était prévue le dimanche 25 janvier mais Marignan nous propose une réunion le jeudi 28 janvier afin de nous présenter la loi ALUR et de nous expliquer le processus de mise en place du syndic et du syndicat.
Conclusion, après concertation nous pensons qu'il est préférable de nous rencontrer après cette réunion.

La nouvelle date de la 5e Rencontre des futurs résidents Canal Square est donc le dimanche 8 février 2015.

jeudi 18 décembre 2014

Attentat à la bombe !

Actuellement dans notre quartier une guerre qui ne dit pas son nom : la guerre des crew(s). Richard raconte.

Chers amis lecteurs, je ne peux vous cacher que les choses vont mal dans notre quartier. Une actualité chasse l'autre. Je crois que je serai bientôt contraint de publier des communiqués de guerre tous les jours. La guerre est déclarée entre les crew(s).

    


Rappelons les faits
dAcRuZ peint quai de la Marne une belle fresque biface sensée participer au rapprochement des frères ennemis, Israéliens et Palestiniens. Je dis sensé car c'est le sens que dAcRuZ donne à son masque "One nation, one country".
J'ai de sérieuses interrogations sur la lecture qui en a été faite par les badauds. Je crains que la signification de l'œuvre ait échappé. Cette digression est superfétatoire car ce n'est pas l'origine du conflit qui déchire les murs du quai de la Marne et de la rue de l'Ourcq.
Revenons à notre fresque réalisée avec grand soin par notre street artist local. Après plusieurs mois passés sans subir d'affronts, elle a été la semaine dernière partiellement recouverte par un graff ressemblant davantage à un tag, signé NITE. C'était la face palestinienne ; l'autre était sauve. Quelques jours plus tard, la face israélienne était à son tour recouverte de tags. Jusque-là, rien de très grave, une escarmouche. C'est le sort des œuvres de street art d'être éphémères. Elles recouvrent d'autres œuvres et sont recouvertes par d'autres. C'est de cette manière que naissent des lieux dynamiques sans cesse renouvelés, les fameux "spots". Et puis, les deux faces réunies éclaboussant de couleurs vives le quai, mais effacées par NITE, peint en noir – la nuit en anglais phonétique –, cela ne manquait pas de m'émouvoir. Après l'utopie brillante de la paix, la nuit de l'ignorance. NITE et ses potes, son crew, sont allés plus loin dans l'offense.

    


Ils ont refait le même coup rue de l'Ourcq sur une très belle fresque produite dans le cadre de Ourcq Living Colors. Va pour le masque du quai de la Marne, mais rue de l'Ourcq, recouvrir des œuvres quasi institutionnelles, c'est un casus belli.
dAcRuZ a sorti la grosse artillerie, carrément sa bombe rouge, celle qui est très en colère.

Il a rayé les noms des usurpateurs, la crew concurrente qui a tout salopé, a écrit en très gros OURCQ parce qu'ici c'est le quartier de dAcRuZ et sa bande, la crew de l'Ourcq (non là c'est trop, ça déborde du sujet). En plus, pour que cela soit bien clair, il a ajouté, au bout d'une flèche évocatrice et vengeresse son nom. Les gars de NITE, ils vont être verts de peur : ils ont osé marcher sur le territoire ennemi.

Bon, je sais, dAcRuZ, le régional de l'étape, n'habite plus le coin depuis des lustres, Marko93, son nom l'indique, patrouille le 93 (plus précisément Saint-Denis), les artistes invités de Ourcq Living Colors sont ailleurs (au Portugal, etc.). Bref, aucun n'habite le quartier. Ce petit bout de XIXe, la rue de l'Ourcq (et encore, pas toute la rue !), le quai de la Marne, la rue Germaine-Tailleferre, c'est leur territoire, les murs à peindre sont réservés.
Curieuse époque, on s'insurge contre la gentrification, variante urbanistique du libéralisme triomphant, on est contre la guerre, pour la paix, pour l'abolition des frontières, pour la liberté... et on délimite son pré carré.
Ce n’est pas que la contre-attaque de dAcRuZ me gêne, j'aime bien dAcRuZ, j'aime (presque toutes) les œuvres d'Ourcq Living Colors, je n’aime pas les tags. Alors M. NITE et consorts passez votre chemin, gardarem lo quartier.

mercredi 17 décembre 2014

Vue depuis le belvédère de la CPCU !


Cette superbe photo, cadeau de Jean-Pierre, a été prise depuis la plate-forme installée en haut de la cheminée de la CPCU, pour sa déconstruction, à plus de 80 mètres du sol.
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