dimanche 9 février 2014

Canal Square vu par Karim

Voyez la vie en grand, cliquez !
Rampants que nous sommes... depuis des mois nous tournons, tournons autour du chantier et Karim arrive et hop nous prenons de la hauteur !
Il y a quelques mois, Karim nous avait souhaité un "coucou de bienvenue dans le quartier" et nous sommes heureux qu'il soit maintenant partenaire du blog. Vu sa situation élevée, nous allons le chouchouter !



samedi 8 février 2014

Travaux de construction de la ligne 2 du métro en 1903

Après les photos des travaux de la partie aérienne de la ligne 2 en 1901 et 1902, voici pour terminer 1903, l'année de l'achèvement des travaux et la mise en service de la ligne.

©gallica.bnf.fr - École nationale des ponts et chaussées
©gallica.bnf.fr - École nationale des ponts et chaussées
©gallica.bnf.fr - École nationale des ponts et chaussées
©gallica.bnf.fr - École nationale des ponts et chaussées
©gallica.bnf.fr - École nationale des ponts et chaussées
©gallica.bnf.fr - École nationale des ponts et chaussées
©gallica.bnf.fr - École nationale des ponts et chaussées
©gallica.bnf.fr - École nationale des ponts et chaussées
©gallica.bnf.fr - École nationale des ponts et chaussées
©gallica.bnf.fr - École nationale des ponts et chaussées
©gallica.bnf.fr - École nationale des ponts et chaussées

vendredi 7 février 2014

Le Bal Colbus à La Villette vu par Le Figaro

© Rouquet - La Villette
Grâce au Figaro, nous savons que l’exécrable bal Colbus a cessé ses activités vers 1850 et qu'en 1877 il est remplacé par le respectable bal Chaynes, du nom de son propriétaire.

Mais dans Le Figaro du 24 octobre 1877, un article contre le bal Colbus, à charge et limite raciste de classe, dénonce : "une société plus que mêlée", "des repris de justice, des garçons bouchers et des gens exerçant une profession…inavouable, "ces quartiers éloignés", etc.

"Nouvelles diverses
On sait de quelle mauvaise réputation jouissent certains bals des anciens boulevards extérieurs ; nos lecteurs en connaissent déjà quelques-uns d'après la description que nous en avons faite. Il en est un cependant complètement inconnu de nos lecteurs, ou du moins de la plus grande partie. C'est le bal Kolbus [sic], situé rue d'Allemagne, près du boulevard de la Villette.

La société qui fréquente cet établissement est plus que mêlée ; les habitués sont en grande partie des repris de justice, des garçons bouchers et des gens exerçant une profession… inavouable. Quant à la gente féminine, c'est tout ce qu'il y a de plus bas dans l'échelle sociale.

La tenue, on le conçoit, est un peu négligée.  Dans la semaine on ne voit là que des individus vêtus de blouses plus ou moins dépenaillées ; celui qui oserait s'y risquer avec un paletot — ce paletot montrât-il la corde — serait sûr d'être traité avec les égards que les nobles voyous ont l'habitude de témoigner aux "aristos" qui se fourvoyent en leur compagnie. Le pauvre diable doit s'estimer fort heureux s'il ne reçoit que des horions, car le public habituel joue facilement du couteau.

Le dimanche surtout il y a des rixes fréquentes ; quand elles menacent de tourner au drame, le patron, homme d'une force herculéenne, met les combattants dehors, en disant :
- Allez vous saigner ailleurs ; pas de ça dans mon établissement !
On comprend qu'avec un pareil public les commissaires de police de ces quartiers éloignés aient fort à faire : il n'y a pas de dimanche où on ne leur amène un ou plusieurs individus accusés de tentatives de meurtre.

Disons en terminant que le dimanche seulement les paletots (les habitués prononcent panetot) ont droit de cité chez Kolbus. Ces hommes "bien mis" reçoivent le sobriquet de sénateurs.
C'est flatteur pour nos pères-conscrits !
Jean de Paris"

Petit problème et rétropédalage d’enfer, dans le numéro du vendredi 16 novembre 1877, pour éviter un procès avec le nouveau propriétaire, car le bal n’existe plus depuis 25 ans !

"Le Bal Chaynes -  12, rue d'Allemagne
Le 24 octobre dernier, nous avons publié un article sur l'ancien bal Colbus. M. Chaynes, propriétaire actuel de cette salle, a cru voir dans notre article une atteinte portée à sa considération. Informations prises, nous avons spontanément reconnu que l'article publié était complètement erroné, et que cette erreur était d'autant plus regrettable que le bal Colbus n'existe plus depuis vingt-cinq ans.
Nous savons maintenant que le propriétaire actuel, M. Chaynes, ancien sous-officier de l'armée, membre du jury aux assises, jouit d'une légitime réputation, et que son établissement est le lieu préféré pour les grandes réunions du 19e arrondissement : concerts, fêtes des deux sociétés chorales et fanfare, bals de bienfaisance et fêtes annuelles de la bibliothèque populaire du 19e arrondissement, présidé par M. Mallet, conseiller municipal.

Dans ces circonstances, et sur les conseils de son avocat, Me Delattre, M. Chaynes s'est désisté de la plainte qu'il avait formée."

jeudi 6 février 2014

Patchwork "Da Cruz" by Richard

Richard, nouveau partenaire du blog m'a envoyé ce magnifique montage composé d'œuvres de Da Cruz, l'enfant du quartier. On voit même l'artiste en action sur trois photos.
Notre Club s'agrandit, Richard qui habite rue de Thionville, nous rejoindra lors de la prochaine rencontre du CSG pour nous parler de son ou plutôt de notre quartier comme il l'a souligné dans un mail.

En attendant, cliquez sur le visuel et essayez de situer les lieux de ces différents graffs. Allez, je vous aide, la première photo provient d'une boite aux lettres 29 rue de l'Ourcq.
Si vous sélectionnez "ARTISTE Da Cruz" dans les Rubriques, vous pourrez en reconnaître d'autres car je lui ai déjà consacré plusieurs posts.

mercredi 5 février 2014

Canal Square, la promenade dominicale de Jean-Jacques !

L'hiver étant clément et Jean-Jacques infatigable, alors ça bouge !
Voici son dernier reportage.

Bâtiment C et au fond le B
Réserve d'échafaudages, rue de Thionville
Rue de Thionville
Bon ça va, y'a du stock !
Mur du bâtiment D
Le béton a l'air d'être étanche...
Hé, doucement la benne, il va me foutre le mur en l'air !
"Notre" bâtiment A
Bâtiment A, les locaux commerciaux c'est fait !
Il est beau notre quai !
Un p'tit clic depuis le pont de l'Ourcq
Une petite dernière depuis le quai de l'Oise

mardi 4 février 2014

Avis de recherche !


CSG News !


Alors là, pour une bonne idée, c'était une bonne idée !

Nous sommes un petit groupe de futurs résidents CANAL SQUARE à nous être rencontrés dimanche dernier, nous sommes entrés en contact par ce blog.

Nous partions dubitatifs.
- Tu crois que c'est une bonne idée de se rencontrer avant d'y habiter ?
- Bah, on risque rien.
- Et si on tombe sur un ch... qui nous raconte sa vie en long en large et en travers...
- Moi, je suis curieuse.
- Côté conversation, ça risque d'être limité, Canal, Canal et Canal...

Quand on s'est assis autour de la grande table, tac c'était parti. On était comme un groupe de potes contents de se retrouver. La conversation partait dans tous les sens, les idées fusaient, rebondissaient... les vannes aussi, ça rigolait bien.
- Oh mais c'est pas bête ça...
- Sinon, qu'est-ce que vous pensez de ça...
- Là, c'est mon domaine je peux vous dire que...

Deux heures plus tard, le temps passe vite quand l'ambiance est chaleureuse, étant au Belushi's, on est allés faire le "tour du propriétaire" !
- Super, ça avance bien.
- Mais alors le B et le C se touchent ?
- Ah non, là c'est le D.
- Mais tu crois que l'on pourra entrer par la rue de Thionville pour aller au A ?

Nous étions venus curieux à cette rencontre, nous en sommes partis enthousiastes !

Finalement, le véritable enrichissement nous est apparu le soir chez nous en nous remémorant notre après-midi. Cette rencontre HUMANISE NOTRE PROJET.
Jusqu'ici, nous étions engagés dans le projet immobilier d'un promoteur, soutenu par une banque et dont la seule incarnation était la commerciale Évelyne Le Strat.
Maintenant, nous connaissons de futurs voisins et les connaissances ou l'expertise qu'ils peuvent apporter au projet CANAL et en faire profiter tous les résidents.
C'est bête, mais ça change tout. Aujourd’hui le projet CANAL, c'est Cécile, Didier, François, Jean-Jacques, Murielle, Sally... et les autres si vous avez envie de nous rencontrer...
- Vive le CSG
- Vive quoi ?
- Le Canal Square Group !

lundi 3 février 2014

Constant Périault, boulevard de La Villette

Peu de chose sur C. Périault hormis le Journal officiel du 2 février 1884 qui relate un jugement de déclaration de faillite pour le sieur PÉRIAULT (Constant), marchand de vins, à Paris, 41 boulevard de la Villette. Donc à priori ces chromos ne sont pas postérieurs à cette date.



dimanche 2 février 2014

Gonflement d'un ballon "Aérophile" à La Villette en 1896

© Dessin de M. Moulignier - Le Monde Illustré
Durant la nuit du 13 au 14 novembre 1896 à l'usine à gaz de La Villette, un ballon aérophile a été gonflé afin d'effectuer une "pénétration au-delà des couches du respirable" pour mesurer l'altitude, la température et autres données scientifiques. L'article ci-dessous de Noël Nozeroy est paru dans Le Monde Illustré du 21 novembre 1896. Le texte est un peu long mais deux siècles de recul lui confèrent une délicieuse saveur !

L'Aérophile
 L'homme a toujours été curieux de sonder les mystères impénétrables de l'au-delà et pendant que les religions primitives, les fables de la mythologie, intéressaient et distrayaient nos ancêtres, l'un d'eux poussait l'audace à se risquer dans les airs, premier pionnier de l'aviation.

Malgré tous les progrès que la science a réalisés au cours de ce siècle, l'aviation n'a pas fait un pas depuis Icare et semble délaissée tandis que l'aérostation compte des adeptes sur tous les points du globe. L'expérience à laquelle nous avons assisté dans la nuit du 14 novembre à l'usine à gaz de la Villette est des plus intéressantes. Il s'agissait de la pénétration au-delà des couches respirables, d'un ballon - l'Aérophile - qui serait muni d'instruments enregistreurs susceptibles de noter l'élévation atteinte et la température subie.
 [suit une longue description des appareils embarqués pour noter l’altitude et la température enregistrées]
 Au-dessus du panier était attachée une grande enveloppe recommandant de ne toucher aux appareils à la descente qu’après avoir lu les instructions contenues dans ce pli. Enfin à mi-distance entre le ballon et sa légère nacelle flottait le drapeau tricolore affirmant la nationalité de l’aérostat, car, la même nuit, à deux heures du matin, des expériences similaires étaient faites  à Strasbourg, Munich, Berlin, Varsovie et Saint-Pétersbourg.

C'est à MM. Besançon et Hermitte que revient tout l’honneur de ces recherches scientifiques qui ont pour but de pénétrer dans les sphères jusqu'ici inaccessibles, au-delà de toute distance atteinte jusqu'à ce jour. 
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*     *
 Les premières expériences auxquelles les explorateurs célestes se sont livrés datent de 1892. Ils se servaient alors de petits ballons de papier de quelques mètres cubes. Le 21 mars 1893 ils lancèrent le premier aérophile d'un volume de 113 mètres cubes. L’atterrissage eu lieu près de Joigny ; l’altitude maxima avait été de 14,000 mètres. L'encre des enregistreurs avait été congelée à 12,500.

La deuxième ascension se fit le 27 septembre 1893 l'Aérophile parti à 11 heures du matin tombait à 11h22 du soir à Graffenhausen (Forêt-Noire), l'altitude avait été de 8,600 mètres et le diagramme thermométrique interrompu à - 40° centigrades par la congélation de l'encre. Un nouveau ballon de 180 mètres [m3] fut lancé le 20 octobre 1895 et alla atterrir à Chanitraux en Seine-et-Marne. Après être monté à 15,000 mètres, la plus grande altitude atteinte jusqu'à ce jour, la température était descendue à 70 degrés au-dessous de zéro. Enfin deux autres ascensions donnèrent des résultats à peu près similaires.
 *
*     *
L’Aérophile est tombé, après cinq heures de trajet à sept heures du matin dans les environs de Dinant, dans le Luxembourg belge.

Par une coïncidence bizarre, c'est près de cette même localité que M. Besançon a atterri lors de son dernier voyage aérien. L’Aérophile était accroché entre deux chênes gigantesques et les paysans belges qui ignoraient les détails de l'expérience n'ont pas envoyé de télégramme pour prévenir de leur trouvaille ; ils se sont contentés d'écrire par la poste.

Le ballon-sonde lancé de Strasbourg a été retrouvé dans la Forêt-Noire, il ne s'est élevé qu'à 8,000 mètres d'altitude, à cause des nuages de neige qu'il dut traverser et qui l'alourdirent.

Enfin le général Rykatschof a envoyé un télégramme pour prévenir que le ballon-sonde russe lancé à Saint-Pétersbourg, a éclaté à 3,000 mètres.

L'ascension en ballon monté a réussi, les observateurs sont descendus à Flosk après s'être élevés à 5,000 mètres.
 Noël Nozeroy.
Le Monde Illustré du 21 novembre 1896

samedi 1 février 2014

La rotonde de La Villette par Georges Ripart

Ces gravures me laissent songeur. Pourquoi le dessinateur-graveur Georges Ripart a t-il représenté des scènes de 1799 et 1914 en 1902 ? A quoi correspond l'adresse 83, rue des Petits-Champs à Paris ? Est-ce l'adresse d'un magasin commanditaire ?

C'est la gravure de gauche qui nous intéresse La rotonde-Canal de La Villette, 1799. Décidément on s'amuse beaucoup à cette époque au moment des frimas, j'avais déjà publié Les Anglais patinant sur le bassin de La Villette en 1815.

Peu de choses sur Georges Ripart. Il a été admis à la Société des artistes français vers 1910 et récompensé pour l'ensemble de son œuvre. Il a illustré des ouvrages et travaillé pour la publicité, en particulier dans le secteur de la bière : La bière Laubenheimer, la bière de Basse-Yutz, la bière de Lachapelle, la bière de Sochaux, les bières Einville... Était-ce dû à un penchant pour cette boisson ?


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